Du 02 octobre 2020 au 08 décembre 2020 : Lombalgie aiguë commune : partager la décision - S10
Action ANDPC n° 10842000008 S10

Le diagnostic de « lombalgie commune », préféré à celui de « lombalgie non spécifique » est posé après avoir éliminé les signes d’alerte (drapeaux rouges) orientant vers une pathologie sous-jacente nécessitant une prise en charge spécifique et/ou urgente : cause inflammatoire, traumatique, tumorale ou infectieuse .
La HAS propose de différencier :
- La poussée aigüe de lombalgie englobant les douleurs aiguës avec ou sans douleur de fond préexistante, nécessitant une intensification temporaire des traitements ou entraînant une diminution temporaire des capacités fonctionnelles ;
- La lombalgie à risque de chronicité » pour les patients ayant une durée d’évolution de la lombalgie inférieure à 3 mois et présentant un risque élevé d’absence de résolution de la lombalgie (présence de drapeaux jaunes) ;
- La « lombalgie récidivante » en cas de récidive de lombalgie dans les 12 mois. Elle doit être considérée comme une lombalgie à risque de chronicité.
Les lombalgies communes représentent 90 % des lombalgies prises en charge par les professionnels de santé.
La lombalgie chronique est définie par une lombalgie de plus de 3 mois. Elle ne représente que 7 à 10 % de l’ensemble des patients souffrant de lombalgie commune.
Les lombalgies et lombosciatiques aiguës communes sont pour la plupart prises en charge en médecine générale. D’après l’observatoire de la médecine générale un médecin généraliste voit chaque année pour lombalgie 92 patients âgés de 30 à 70 ans avec une répartition égale homme-femme, chacun consultant une fois et demie, ce qui place la lombalgie au 8e rang des résultats de consultation.
Les différents types de lombalgies ont partout dans le monde depuis plus de 20 ans fait l’objet de recommandations de bonnes pratiques fondées sur des données de haut niveau de preuve . Mais il est partout observé qu’elles ne sont pas suivies.
Globalement pour une lombalgie aigue, la prise en charge doit être centrée sur le patient prenant en compte son vécu et le retentissement de sa douleur dans ses différentes dimensions physique, psychologique (état anxieux et/ou dépressif) et socio-professionnelle. En l’absence de drapeau rouge il n’y a pas lieu de réaliser d’examen d’imagerie étant donnée l’absence de corrélation systématique radio/clinique (recommandation de grade C) et il est essentiel de délivrer au patient une information rassurante quant au pronostic et à l’évolution favorable en moins de 4 à 6 semaines dans 90% des cas1.
Il est recommandé de rappeler le bon usage des antalgiques et leur utilité à visée uniquement symptomatique et non curative, aucun médicament n’ayant prouvé une efficacité à moyen terme sur l‘évolution d’une poussée aigue de lombalgie. Une prise en charge médicamenteuse antalgique graduée peut-être mise en place en commençant par des antalgiques de pallier I et en prenant en compte les antécédents médicaux, les expériences antérieures et le risque de mésusage.
L’essentiel de la prise en charge repose sur la mobilisation et l’activité physique adaptée pour une évolution favorable et éviter le déconditionnement .

Objectifs :
L’objectif général de cette formation est de définir ce qui permet au praticien d’appliquer ces recommandations pour la lombalgie commune aiguë tout en ayant avec le patient une attitude qui le place au centre de la décision.

Mots clés : lombalgie commune – diagnostic – évaluation – partage de la décision

Objectifs spécifiques
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
1. Faire le diagnostic différentiel entre une lombalgie aigue commune et une lombalgie aigue spécifique.
2. Identifier les représentations du patient sur la lombalgie, ses craintes de la persistance de la douleur et du handicap, son niveau d’anxiété.
3. Permettre des décisions argumentées et partagées avec le patient présentant une lombalgie aigue commune.
4. Informer le patient sur les bénéfices pour sa lombalgie d’une activité adaptée.

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