Du 18 juillet 2020 au 23 septembre 2020 : Mésusage de l’alcool ? Réduction ou abstinence ? Partager la décision - S8
Action ANDPC n° 10842000009 S8

La consommation de boissons alcoolisées constitue une composante importante des pratiques culturelles françaises et de certaines formes de sociabilité́ qui interviennent dès l’adolescence et qui sont associées à des risques sanitaires et sociaux majeurs . Les classifications pharmacologiques font apparaître l’alcool parmi les substances psychoactives les plus nocives en termes de dommages physiques, sociaux, et de dépendance. En France, en 2009, sur un total de 535 000 décès, 49 000 étaient attribuables à l’alcool, 36 500 chez les hommes (13% de la mortalité́ totale) et 12 500 chez les femmes (5% de la mortalité́ totale) : 15 000 décès par cancer (voies aérodigestives supérieures, sein foie, colorectal), 12 000 par maladie cardiovasculaire, 8 000 par maladie digestive (cirrhoses), 8 000 par cause externe (accidents) et 3 000 par maladies mentales et troubles du comportement. Les fractions de décès attribuables à l’alcool sont de 22%, 18% et 7% respectivement dans les populations des 15-34 ans, 35-64 ans et des 65 ans et plus . C’est la deuxième cause de mortalité́ évitable en France, après le tabagisme. L’alcool est nocif même à la dose relativement modérée de 13 grammes par jour, qui cause 1 100 décès annuels.
Outre l’impact en termes de morbidité́ et de mortalité́, le mésusage d’alcool a des conséquences sociales dans les sphères privée et professionnelle, associé à un risque de délits graves, notamment avec violences (agressions physiques et sexuelles, incivilités, violences conjugales et domestiques) accidents du travail, absentéisme par arrêts répétés ou de longue durée, baisse de concentration, perte globale de productivité́ . Les conséquences de la consommation d’alcool peuvent également nuire au développement de l’enfant : syndrome d’alcoolisation fœtale, mauvais traitements, négligence parentale.
L’abstinence est l’objectif approprié pour la plupart des personnes souffrant de dépendance à l’alcool et celles qui en abusent et ont une importante comorbidité psychiatrique ou physique telles que la dépression ou une maladie du foie. Mais au-delà des débats entre sevrage ou réduction de la consommation l’accompagnement thérapeutique a pour objectif premier d’améliorer la santé des patients souffrant d’un trouble d’usage de l’alcool . Les principes motivationnels et le choix partagé du patient sont les éléments essentiels de la décision entre sevrage ou simple réduction de la consommation et de la prise en charge 4, . Alors que près de 50 % des sujets relevant de troubles addictifs avec l’alcool règlent leurs difficultés sans l’aide de personne , Il apparaît nécessaire de s’appuyer sur des interventions brèves permettant d’entrer dans une démarche de soin, et des interventions médicamenteuses et psychosociales, évaluées comme efficaces pour accompagner des processus de changement des consommations problématiques.
Les principaux enjeux des traitements pharmacologiques sont la prévention ou le traitement du syndrome de sevrage alcoolique et l’aide à la réduction de consommation ou au maintien du sevrage. Ils ont tous des indications précises, des posologies et des durées de traitements à respecter et une évaluation de leurs bénéfices peu précise . Ces traitements ne peuvent s’envisager qu’en association avec les interventions psycho-sociales .

MOTS CLÉS : Mésusage Alcool- Repérer - Évaluer- Prise en charge - Changement

Objectifs :
Objectif général. Identifier les patients à risque de mésusage de l’alcool pour les accompagner vers et dans une prise en charge.

Objectifs spécifiques
1. Repérer les patients à risque de mésusage d’alcool.
2. Évaluer la sévérité du mésusage d’alcool.
3. Identifier les répercussions du mésusage d’alcool.
4. Définir avec le patient les modalités du changement pour une stratégie de diminution des risques

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