Du 01 mai 2019 au 31 juillet 2019 : Les troubles du spectre de l’autisme : les repérer pour une prise en charge précoce - S5

Le plus 2019 en fin de programme : cas clinique rappel des messages clés

Action ANDPC n° 10841900055 S5
L’autisme a été décrit en 1943 ; aujourd'hui on parle plus des troubles du spectre de l'autisme (TSA). On estime que l’autisme toucherait 1 personne sur 100 . En février 2018 la HAS a publié des recommandations de bonnes pratiques pour les TSA .
Trois facteurs sont distingués dans l’autisme : la génétique, le développement cérébral et le comportement. Ces trois facteurs sont en interaction constante, et ce toute la vie1.
Les TSA résultent d'anomalies du neurodéveloppement. Ils apparaissent précocement au cours de la petite enfance et persistent à l'âge adulte. Ils se manifestent par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des anomalies comportementales, en particulier une réticence au changement et une tendance à la répétition de comportements ou de discours. Les personnes concernées semblent souvent isolées dans leur monde intérieur et présentent des réactions sensorielles (auditives, visuelles, cutanées ...) particulières.
Malgré la diversité des troubles et les capacités d'insertion sociale très variables de ces personnes, l'autisme est reconnu comme un handicap en France depuis 1996. Il nécessite une recherche pluridisciplinaire pour comprendre ses mécanismes et améliorer sa prise en charge , . Il est souvent associé à d’autres troubles (épilepsie, hyperactivité, déficience intellectuelle, troubles du sommeil, troubles alimentaires…)1.
Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicament spécifique pour l’autisme, mais une prise en charge adaptée doit permettre de mieux vivre avec l’autisme.
L’autisme peut être repéré avant l’âge de 2 ans, mais le diagnostic est possible tout au long de la vie1.
L’enjeu principal d’un repérage puis d’un diagnostic précoce est la possibilité de mettre en œuvre des interventions adaptées aux enfants avec TSA, globales, personnalisées et coordonnées, si possible avant l’âge de 4 ans, dans le but de favoriser leur développement et leurs apprentissages et de réduire les sur-handicaps .
Dans ces recommandations, la place du médecin généraliste est clairement définie, tout en précisant la nécessité de s'appuyer sur les professionnels libéraux compétents pour les bilans et prise en charge : orthophonistes, neuropsychologues et psychomotriciens sont les praticiens les plus facilement repérables. La synthèse des recommandations propose un arbre décisionnel utile en pratique courante et souligne que les missions du MG ne concernent pas le diagnostic, mais le repérage . Un outil de dépistage, le M-CHAT-R est facilement utilisable en consultation de médecine générale6, . En cas d'inquiétude sur le diagnostic, il dispose d'unités de 2e ligne, pluridisciplinaires, qui effectueront les bilans complémentaires.
La socialisation doit être soutenue : crèches, école en petite section, autres dispositifs relais associatifs, associations de parents, pair-aidance6.

Objectifs :
L’objectif général de cette action est de permettre aux participants de s’approprier les données concernant le repérage précoce des troubles du spectre de l’autisme et les modalités de prise en charge et de suivi.

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette action les participants doivent être en mesure de :
1. Repérer les signes d’alertes de TSA ;
2. Définir les outils de dépistage utilisables en soins primaires ;
3. Définir les unités pluridisciplinaires de 2e ligne qui seront capables de faire les bilans complémentaires
4. Coordonner l’accompagnement de l’enfant et de sa famille dans l’attente d’une confirmation du diagnostic et d’une prise en charge spécialisée .

Animateur : Dr HUEZ-ROBERT Marie-Françoise

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