Du 01 janvier 2019 au 31 mars 2019 : Tiques. Maladie de Lyme ou pas ?

Le plus 2019 en fin de programme : cas clinique rappel des messages clés

Action ANDPC n° 10841900060 S1
La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse provoquée par la bactérie Borrélia burgdorféri (Bbsl), inoculée à l’homme par piqure d’une tique dure du complexe Ixodes ricinus, présente dans les forêts d’Europe et d’Amérique du Nord en Juillet et Aout . En France, entre 2009 et 2015, le nombre moyen annuel estimé de cas de borréliose de Lyme (BL), liée à la piqure de tique, était de l’ordre de 29 000 cas avec une incidence moyenne annuelle estimée à 46 cas pour 100 000 habitants au niveau national. Il est estimé en 2016 par INVS à 54 647 cas, soit 84 cas pour 100 000 avec des difficultés de surveillance et de méthodes1. La disparité régionale et départementale persiste en 2016 avec des incidences estimées élevées (>300 cas/100 000) dans l'Est et le Centre et basses (<100/100 000) à l'ouest et au sud méditerranéen .
La prévention primaire de la Borréliose de Lyme et les autres maladies vectorielles à tiques (MVT) consiste à connaitre les moyens pour éviter les piqûres de tique. Après une piqure de tique la prévention secondaire repose sur la mise en œuvre des actions qui évite la borréliose de Lyme et la surveillance qui permet un diagnostic précoce de l’infection par Bbsl .
La maladie passe d’abord par une phase primaire d’érythème migrant (EM), pas toujours remarqué par le patient mais dont la reconnaissance clinique est centrale pour le diagnostic de l’infection car la sérologie est négative pendant 4 à 6 semaines après le contage par la tique. En l’absence du traitement protocolé de l’érythème migrant, des manifestations secondaires et tertiaires neurologiques (11% des cas), rhumatologiques (45 à 60%), cutanées ou cardiologiques (4 à 8%) peuvent survenir avant ou après 6 mois après les premiers symptômes et persister de nombreuses mois .
Le manque de spécificité clinique est aggravé par un défaut de standardisation de tests sérologiques dont la fiabilité et la précision dépendent des kits diagnostiques du laboratoire. Les examens paracliniques doivent être en rapport avec la forme de borréliose disséminée précoce ou tardive .
Le diagnostic, le traitement et le suivi d’une phase disséminée précoce moins de 6 mois après les premiers symptômes et d’une phase disséminée tardive plus de 6 mois après les premiers symptômes relève d’un parcours de soins organisé et coordonné par le médecin traitant avec l’accord de son patient.
En réponse aux demandes d’associations de patients souffrant de symptômes et douleurs chroniques invalidantes, allant jusqu’à mettre en cause le retard de diagnostic et de prise en charge de leur maladie par le corps médical, la HAS dans sa recommandation de bonne pratique de juin 2018 évalue les mesures de prévention de la piqure de tique, et fait une revue de la littérature avec synthèse sur le diagnostic et le traitement de l’érythème migrant, de la phase disséminée précoce et de la phase disséminée tardive.
Nous n’aborderons pas dans ce DPC les questions de la symptomatologie ou du syndrome persistant(e) polymorphe après piqûre de tique, entité mal définie pour le moment dont les procédures diagnostiques cliniques et paracliniques, ainsi que les traitements ne sont pas évalués de façon factuelle suffisante en regard des études connues en Juin 2018.
Nous n’aborderons pas non plus les autres maladies vectorielles à tiques (MVT) ayant une incidence en France.
Comment se protéger d’une borréliose de Lyme transmise par une tique ? Quelle est la conduite à tenir devant une morsure de tique et devant un érythème migrant (phase précoce locale ou phase primaire) ? Sur quels éléments cliniques et biologiques évoquer le diagnostic d’une borréliose de Lyme à la phase précoce disséminée et à la phase disséminée tardive et avec quelle fiabilité ?

Objectifs :
L’objectif général de ce programme est de permettre aux participants de s’approprier les données récentes sur la prévention et la conduite à tenir aux différents stades d’une borréliose de Lyme.

Objectifs spécifiques
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
1. Définir les mesures de préventions de la Borréliose de Lyme avant et après morsure de tique.
2. Reconnaitre et traiter un érythème migrant.
3. Prescrire des sérologies adaptées en fonction du stade devant un tableau clinique suspect de Borréliose de Lyme.
4. Définir, avec son consentement éclairé, un plan de soins pour un patient atteint d’une forme disséminée.

Animateur : Dr LE NOC Yves

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