Médecine… Un an déjà… Et quelques points de repère essentiels.
Pour ce qui est de « l’acquis », le nombre d’abonnés actuels : plus de 1600, dont environ 500 étudiants et quelques dizaines de pharmaciens. Plus qu’un succès d’estime, moins que le point d’équilibre « de base » que nous avons fixé à 3000, moins encore que le point nécessaire pour nos ambitions : faire de cette revue indépendante une « grande » revue des praticiens de soins primaires, fidèle reflet ou indicateur, les puristes le diront, de la recherche de qualité nécessaire à ce « premier cercle » essentiel, mais en difficulté un peu partout dans le monde. Ce qui nécessite des moyens, pour pouvoir former et impliquer le plus grand nombre, étoffer l’équipe rédactionnelle pour assurer l’écriture de notre « métier » sous toutes ses facettes.
Pour ce qui est de l’avenir, un moment test : celui des réabonnements. Le chèque qui traduit ce moment est sans doute l’indicateur banal, mais essentiel de la satisfaction des lecteurs de la première ébauche, les seuls juges au final de ces 10 premiers numéros. Et bien entendu l’un des gages de pérennité, puisque la revue a pour objectif de ne dépendre que de ses seuls abonnés. Notre ambition était clairement affichée dès le départ : fournir à tous des informations validées, indépendantes de tout intérêt commercial, en prise directe avec nos pratiques, créant du lien entre professionnels, autour d’une seule obsession, la qualité des soins. Nous sommes toujours persuadés qu’il faut à la presse médicale française « indépendante » une diversité qui enrichira la rigueur nécessaire.
Médecine, comme ses lecteurs ont pu le constater au fil des numéros, est très « marquée » par la rigueur de notre société scientifique de documentation et de recherche en médecine générale, la SFDRMG. Les dossiers mensuels regroupent et actualisent des thèmes développés chaque semaine depuis maintenant plus de 10 ans – déjà - dans Bibliomed. Nous ajoutons volontiers dès que certains articles le nécessitent le point de vue éditorial propre à l’expertise généraliste qui fait tant défaut aux publications habituelles. La médecine factuelle auquel le sous-titre fait référence apparaît mieux ainsi aux yeux de tous, du moins l’espérons-nous, au cœur de la décision médicale. Au point de convergence des données actuelles de la science, de l’expérience clinique des praticiens et des préférences des patients, les trois données indissociables des pères fondateurs de l’EBM. Il nous manque encore, très concrètement, une « voix » autorisée des patients, mais nous ne doutons pas de parvenir à les intégrer à notre démarche.
Un an seulement… Même si, je le répète, Médecine n’est pas la revue de l’UnaformeC, l’UnaformeC y occupe dans le concret et surtout dans la ligne éditoriale l’épine dorsale et l’ossature… Nous y travaillons avec différents partenaires qui se reconnaissent tous dans la grande recherche de qualité dont nous avons fait ensemble un objectif commun. Médecine se veut à la fois témoin et acteur des grands bouleversements que nécessite l’exigence de transparence de notre exercice. Même si l’évaluation des pratiques professionnelles garde des contours bien flous malgré (ou à cause ?) des textes réglementaires successifs, elle est maintenant intégrée au parcours professionnel, comme partie prenante d’un développement professionnel continu. L’UnaformeC a fait en sorte d’être l’un des acteurs de ce grand « chantier ». La revue et le mouvement associatif ont sans doute un long chemin à parcourir ensemble : celui de la qualité, en toute indépendance. Je serais évidemment un rédacteur en chef comblé si chacun des adhérents de l’UnaformeC était aussi un abonné à Médecine…
JP Vallée, rédacteur en chef de Médecine
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La Revue Médecine reçoit en coctobre 2006 deux premiers prix, celui du meilleur article de formation en médecine générale et celui du meilleur éditorial.