- L'essai
UKPDS a inclus 23 hôpitaux du Royaume Uni. 4209
patients ont été inclus; 3867 font
l'objet de l'analyse principale. 342 autres sont
inclus dans l'analyse metformine. Les 3867 patients,
dont le DNID venait d'être diagnostiqué,
étaient âgés de 54 ans en moyenne.
Après 3 mois de traitement par régime
seul, ils ont été randomisés en :
"traitement conventionnel" et "traitement
intensif".
- 1138
patients traités initialement par le
régime seul constituaient le groupe traitement
conventionnel; l'objectif était de maintenir
tout au long de l'essai une glycémie à
jeun inférieure à 2,7g/l et une absence
de symptômes d'hyperglycémie. Si cet
objectif n'était pas atteint, le patient
était à nouveau randomisé et il
lui était alloué un des traitements
médicamenteux. Ce fut le cas pour 702
patients.
- 2729
patients (groupe traitement intensif) se sont vus
attribuer un traitement médicamenteux: soit un
sulfamide hypoglycémiant (chlorpropamide,
glibenclamide ou glipizide) soit une
insulinothérapie. L'objectif était le
maintien d'une glycémie à jeun
inférieure à 1,08g/l.
- Sur
10 ans de suivi, le traitement intensif a permis
d'obtenir un meilleur équilibre
glycémique avec une hémoglobine
glycosylée (HbA1c) moyenne de 7% dans ce groupe
versus 7,9% dans le groupe conventionnel. Cette
différence entre les deux groupes se
montre
|
- tout
au long de l'essai: les HbA1c sont respectivement 6,6%
et 7,4% les 5 premières années, 7,5% et
8,4% les 5 années suivantes et 8,1% et 8,7% au
cours des dernières années de
suivi.
- En
termes de complications, le résultat le plus
net porte sur les microangiopathies avec une
réduction de 25% (p=0,0099) dans le groupe
"traitement intensif", plus marqué pour la
nécessité de photocoagulation
rétinienne
- Si
l'on prend en compte l'ensemble des
événements liés au diabète
(mort ou complications micro et macroangiopathiques),
la réduction du risque est de 12% (p=0,029). En
revanche, la réduction du risque n'est pas
significative pour la mortalité liée au
diabète (-10%) ou toutes causes (-6%). Il en
est de même pour la réduction du risque
de complications macrovasculaires; ainsi pour
l'infarctus du myocarde, elle est de 16%
(p=0,052).
- Aucune
différence significative n'a été
notée pour les différents
critères de jugement, dans les divers groupes
intensifs, entre insuline et sulfamides.
- Enfin,
les patients du groupe intensif présentent
significativement plus d'épisodes
d'hypoglycémie, une insulinémie plus
élevée,une prise de poids plus
importante (en moyenne 2,9kg, p<0,001), plus
marquée avec l'insuline (4kg).
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