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Le bilan est à pratiquer devant une TSH
effondrée, avec dosage de T4L et s'il est
normal, celui de T3L. Il est rare qu'un taux de TSH
simplement abaissé témoigne d'une
hyperthyroïdie. TSH effondrée et T4L ou
T3L élevées signent une
hyperthyroïdie avérée. Si T4L et
T3L sont normaux, il s'agit d'une hyperthyroïdie
infraclinique.
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La prévalence de hyperthyroïdie est
notable, mais moindre que celle de
l'hypothyroïdie: l'hyperthyroïdie
avérée est plus fréquente chez la
femme (environ 6/1000 après 60 ans, 4,5/1000
entre 40 et 60 ans) que chez l'homme (1,3/1000
après 60 ans, moins chez l'homme plus jeune).
Une hyperthyroïdie infraclinique est
trouvée après 60 ans chez 1% des hommes
et 1,5% des femmes. En dehors des patients porteurs de
nodule, qui ont un risque d'évolutivité,
50 à 92% des patients n'ont pas
d'évolution ultérieure si l'
hyperthyroïdie infraclinique est
découverte par bilan systématique. Dans
les études de dépistage, le taux de
progression annuel vers hyperthyroïdie
avérée est de 0% chez les hommes, de
1,5% chez les femmes.
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Les signes cliniques ne sont pas
spécifiques: amaigrissement, apathie,
thermophobie, fatigabilité musculaire. En cas
d'hyperthyroïdie avérée, dans deux
études, ils sont plus souvent rattachés
à leur cause par un bilan systématique
que par un bilan orienté par la clinique. Ils
sont améliorés par le traitement. En cas
d'hyperthyroïdie infraclinique les patients n'ont
pas plus de troubles que les groupes
témoins
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Les bénéfice potentiels du traitement
de l'hyperthyroïdie infraclinique sont la
prévention de la fibrillation auriculaire (FA)
et de l'ostéoporose. Aucun essai
randomisé ne nous apporte de réponse.
Les personnes de plus de 60 ans avec TSH
effondrée ont un risque augmenté de FA.
Dans l'étude de Framingham, sur 2007 personnes
de plus de 60 ans sans antécédent de FA
et sans prise de L-thyroxine, 25 (1,8%) avaient une
TSH effondrée, avec, sur 10 ans, un risque de
FA de 32% (8% pour le reste de la population).
L'hyperthyroïdie avérée est
associée à une perte osseuse
accélérée. Les données
sont faibles concernant l'hyperthyroïdie
infraclinique. En résumé pour les
auteurs des recherches complémentaires sont
nécessaires pour affirmer l'utilité du
traitement.
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