LE HAVRE de 14h00 à 17h00 Le 20 septembre 2018 : Patients à risque cardio-vasculaire ou respiratoire : Evaluer le risque de décompensation en altitude (3h)
Action ANDPC n° 10841800044 S1

En raison du développement des moyens de transport modernes, un nombre sans cesse croissant de personnes (touristes, randonneurs, alpinistes, astronomes, travailleurs …), y compris de nombreux patients atteints de maladies préexistantes, visitent des lieux situés à des altitudes élevées (> 2500 m) . L’âge moyen de la population concernée a tendance à s’élargir vers une population éventuellement porteuse de pathologies chroniques préexistantes .
Les personnes qui ne sont pas acclimatées et qui montent rapidement en haute altitude peuvent être exposées à des troubles graves et potentiellement mortels qui surviennent dans les premiers jours après l'arrivée en haute altitude. Traditionnellement, 2500 m sont considérés comme seuil pour les maladies de haute altitude, mais dans de rares cas, une maladie bénigne peut se produire chez les personnes qui sont montées entre 2000 et 2 500 m .
L'exposition à haute altitude déclenche une série de réponses physiologiques destinées à maintenir une oxygénation tissulaire adéquate. Même chez les sujets normaux, il existe une énorme variabilité interindividuelle dans ces réponses qui peut être encore amplifiée par des facteurs environnementaux tels que l’ensoleillement, la température froide, une faible humidité, l'exercice et le stress. Ces mécanismes adaptatifs, bien que généralement bien tolérés par la plupart des sujets sains, peuvent induire des problèmes majeurs chez les patients présentant notamment des maladies cardiovasculaires (antécédents de coronaropathie, hypertension artérielle…), respiratoires (bronchite chronique, scoliose, apnées du sommeil…) ou métaboliques (diabète, surcharge pondérale…) préexistantes dans lesquelles les réserves fonctionnelles sont déjà limitées 1,2. Toutes ces modifications physiques de l’atmosphère sont d’autant plus intenses que l’altitude est élevée dans un environnement hypoxique. Les répercussions sur les fonctions de l’organisme humain peuvent être lourdes de conséquences.
Le problème se pose donc d’une éventuelle contre-indication à ces activités, de la compatibilité des traitements, de leur adaptation à l’environnement, à l’occasion d’un séjour en altitude.
Une liste de contre-indications absolues ou relatives a été ainsi établie par divers auteurs, mais elle est plus intuitive que basée sur des études contrôlées sur de larges cohortes de patients 2.
Par des explorations fonctionnelles adaptées, il est possible d’objectiver le niveau d’altitude où l’intolérance apparaît.
A partir d’une étude épidémiologique ayant inclus plus de 1000 patients vivant au niveau de la mer et se rendant en altitude, il a été possible de développer un système de score basé sur 10 facteurs cliniques, environnementaux et physiologiques pour évaluer avec précision le risque de survenue de troubles sévères liés à l’altitude (SHAI) . L'utilisation d'un test d'hypoxie s’est révélée particulièrement utile, en particulier chez les sujets n'ayant aucune expérience préalable du séjour en haute altitude. Les trois facteurs de risque les plus robustes de SHAI sont les antécédents de SHAI, la vitesse excessive d'ascension et la réponse ventilatoire hypoxique à l'exercice.
En attendant de plus larges études indépendantes pour confirmer la validité et la transportabilité de ces tests leurs résultats peuvent être utiles aux cliniciens pour réduire le risque de SHAI 4 et donner à chaque patient des conseils adaptés de comportement préventif de complications, voire de contre-indiquer des séjours en altitude en fonction de son état clinique et du type d’activité envisagée 4.

Objectifs :
L’objectif général de cette formation est donc de permettre aux médecins généralistes et médecins du sport d’informer les patients sur les risques liés à un séjour en altitude et leur délivrer des conseils adaptés compte tenu de leur état de santé

Objectifs spécifiques
1. Identifier les personnes à risques lors de l’effort physique en altitude ;
2. Lister les pathologies à risque de complications physiques lors du passage en altitude ;
3. Lister les contre-indications de l’exercice physique en altitude ;
4. Lister les indications du test en hypoxie ;
5. Pour les médecins du sport : pratiquer à bon escient, interpréter et rendre les résultats d’un test d’effort en hypoxie.

Expert et organisateur : Dr François LHUISSIER et Pr Jean-Paul RICHALET

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