LE HAVRE de 14h00 à 17h00 Le 21 septembre 2018 : Activité Physique et Maladies Chroniques : Une question de motivation (3h)
Action ANDPC n° 10841800043 S1

Il est reconnu de longue date que l’activité physique est bénéfique pour la santé. On considère aujourd’hui que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial. Elle progresse dans bon nombre de pays, avec une incidence majeure sur la prévalence des maladies non transmissibles et la santé générale des populations . Les problèmes de santé liés au manque d’activité physique auraient coûté au monde 67,5 milliards de dollars en 2013 . Même si de plus en plus de personnes s’adonnent aux activités physiques ou sportives pendant leurs loisirs, la majorité de la population n’atteint pas le niveau d’activité physique hebdomadaire requis pour un effet bénéfique sur la santé .
De nombreuses études permettent d’affirmer qu’une activité physique régulière est associée chez l’adulte à la réduction d’un certain nombre de risques :
- facteurs de risque impliqués dans les maladies cardio-vasculaires, notamment l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 ;
- résistance à l’insuline, soit par des mécanismes directs soit par un effet indirect sur le poids, tout simplement du fait de la dépense énergétique occasionnée ;
- risques de cancers, notamment du colon, du sein, de l’endomètre ;
- risques de fractures et ralentissement de la diminution de la densité osseuse chez les personnes âgées ;
ainsi qu’à une amélioration de la santé mentale : réduction de l’anxiété, amélioration de l’image de soi, conduites addictives 2, , .
La dispensation d'une activité physique adaptée (APA) a ainsi pour but de permettre à une personne d'adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l'affection de longue durée dont elle est atteinte. Les techniques mobilisées relèvent d'activités physiques et sportives et se distinguent des actes de rééducation qui sont réservés aux professionnels de santé, dans le respect de leurs compétences.
Le décret du 30 décembre 2016 propose un cadre réglementaire à la prescription par les médecins d’une activité physique adaptée (APA) et introduit la possibilité pour un médecin traitant de prescrire dans le cadre du parcours de soins d’un patient atteint d’une affection de longue durée une APA à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.
Mais les facteurs associés à l’efficacité des interventions sont très dépendants de l’état de motivation des personnes . Tous les professionnels de soins de premier recours – médecins – infirmières – pharmaciens sont potentiellement concernés par l’évaluation de la motivation et l’accompagnement vers des changements de comportement dans le cadre du suivi de nombre de pathologies chroniques, entre autres : patients à risque cardiovasculaire, diabétiques, troubles comportementaux, addictions

Objectifs :
L’objectif général de cette action est donc d’aider les professionnels de soins primaires (médecins, infirmières, pharmaciens) en contact répétés avec des patients souffrant de pathologies chroniques à améliorer la communication avec ces patients, évaluer leur motivation et les accompagner dans une démarche de changements de comportements à risque.

Objectifs spécifiques de l’action :
1. Identifier les bienfaits de l’activité physique sur les différents facteurs de risque et maladies chroniques.
2. Définir les caractéristiques d’une activité physique adaptée (APA) à la pathologie et les modalités de mise en œuvre.
3. Identifier les outils de l’entretien motivationnel pour améliorer la communication avec le patient.
4. Prescrire une APA au patient compte tenu de sa pathologie, de ses attentes et de son contexte

Expert et organisateur : Dr Philippe MICHAUD et Dr Denys BARRAULT

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