Créteil Le 16 mai 2018 : Obésité morbide de l’adulte, place de la chirurgie bariatrique - soirée (3h)
Action ANDPC n° 10841800035 S1

A l’échelle mondiale le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975 faisant plus de morts que l’insuffisance pondérale. En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes – personnes de 18 ans et plus – étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 650 millions étaient obèses. 39% des adultes âgés de 18 ans et plus étaient en surpoids (25 ≤ IMC < 30 kg/m2) en 2016 et 13% étaient obèses (IMC ≥ 30 kg/m2) . Cette progression est régulière, l’IMC moyen étant passé de 24,3 kg/m2 en 1997 à 25,4 kg/m² en 2012 (p<0,05), soit une augmentation moyenne de l’IMC de 1,1 kg/m2 en 15 ans. Les données épidémiologiques, confirment la croissance linéaire de la mortalité depuis la surcharge pondérale jusqu’à l’obésité avérée.
L’obésité est un facteur de risque majeur de comorbidités : maladies cardiovasculaires (cardiopathies et AVC), diabète, troubles musculo-squelettiques (arthrose), certains cancers (endomètre, sein, ovaires, prostate, rein, colon…)1.
Dans la prise en charge des patients souffrant d’obésité sévère, la chirurgie bariatrique est de plus en plus utilisée . Le nombre de personnes opérées pour chirurgie bariatrique a été multiplié par 2,7 entre 2008 (N=16 791) et 2014 (N=45 474) et le taux de recours à la chirurgie bariatrique est passé de 2,63 à 6,91 pour 10 000 personnes résidant en France métropolitaine et dans les DROM
C’est le traitement de dernier recours qui doit se concevoir dans la continuité de la prise en charge globale, et dans un parcours de soins coordonné avec un suivi avant et après . La chirurgie ne permet pas à elle seule de perdre du poids et de la stabiliser. Elle n’est efficace qu’à la condition de modifier durablement les habitudes alimentaires et comportementales et l’intervention peut entraîner des complications et des difficultés dans la vie au quotidien
Les recommandations de la HAS de 2009 définissent entre autres ce que doit être une bonne prise en charge préopératoire et postopératoire. La phase préopératoire a été déclinée en indicateurs de qualité et de sécurité des soins (IQSS) pour optimiser la qualité de la prise en charge en s’assurant notamment que l’indication de chirurgie est bien posée après une évaluation et une prise en charge préopératoires pluridisciplinaires standardisées. Un suivi post opératoire à vie, fondamental pour le maintien des bénéfices de la chirurgie doit être réalisé par l’équipe pluridisciplinaire responsable de l’intervention en lien avec le médecin traitant qui est de fait un acteur incontournable de cette prise en charge 4.
L’HAS, dans son rapport de 2017 sur le suivi des indicateurs pour l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins a mis en évidence récemment une grande hétérogénéité des pratiques dans la prise en charge des traitements chirurgicaux de l’obésité et des marges d’amélioration sont possibles. Elle recommande une meilleure mise en œuvre des recommandations, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) systématique, une meilleure information du patient et du médecin généraliste. Il est de ce fait indispensable que les centres de référence participent à la formation des médecins de ville et que se développe un maillage territorial pour la prise en charge de l’obésité.

Objectifs :
L’objectif général de cette formation est donc d’informer les médecins généralistes sur le repérage des patients en surpoids justifiant une prise en charge chirurgicale, les indications et contre-indications de la chirurgie de l’obésité et le suivi et de définir les modalités de coopération interdisciplinaires.

Objectifs spécifiques
1. Repérer les patients présentant une obésité morbide ancienne et pouvant justifier d’une prise en charge chirurgicale.
2. Définir les indications et contre-indications au traitement chirurgical de l’obésité.
3. Identifier les principales complications médicales et chirurgicales et leur traitement.
4. S’approprier les recommandations pour le suivi des patients après chirurgie bariatrique.
5. Définir les modalités de coopération interdisciplinaires partagées avec le patient.

Expert et organisateur : Drs Blandine COURBEBAISSE et Andrea LAZZATI et Dr Jean-Paul ARMAND

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