Labège (31) Le 15 mars 2018 : Lutter contre la sédentarité pour prévenir le risque cardio-vasculaire. Quels examens préalables ? - Soirée (3h)
Action ANDPC n° 10841800024 S1

De nombreuses études permettent d’affirmer qu’une activité physique régulière est associée chez l’adulte à la réduction d’un certain nombre de risques dont en particulier les facteurs de risque impliqués dans les maladies cardio-vasculaires, notamment l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 . On considère aujourd’hui que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial et progresse dans bon nombre de pays, avec une incidence majeure sur la prévalence des maladies non transmissibles et la santé générale des populations. Selon les estimations de l’OMS, l’inactivité physique est la cause de 5% de la charge des cardiopathies coronariennes, de 7% du diabète de type 2, de 9% du cancer du sein et de 10% de cancer du côlon , .
Dans une méta-analyse de 54 essais randomisés contrôlés ayant inclus 2419 participants, l’exercice aérobie était associé à une réduction de la PAS en moyenne de 3,84 mmHg et de la PAD de 2,58 mmHg . D’autres méta-analyses ont confirmé que la réduction de la PA était observée aussi bien chez les sujets hypertendus que normotendus, en surpoids ou non . Dans une étude portant sur 73 743 femmes de 50 à 79 ans suivies pendant 5,9 ans il y avait, pendant toute la durée de suivi, une relation rigoureusement inverse entre le score d’activité physique totale calculé en heures par semaine et le risque à la fois d’événement cardio-vasculaire et plus spécifiquement de maladie coronarienne. Comparativement à celles ayant le moins d’activité, pour les femmes en ayant entre 45 minutes et 7 heures par semaine la réduction peut atteindre 30 à 50% en fonction du degré de l’activité physique, indépendamment des notions d’âge, sexe ou ethnie .
Les conseils de modifications du mode de vie, et en premier lieu, à côté du tabac, de l’alcool et de la diététique, la lutte contre la sédentarité constitue une des premières étapes de la prise en charge d’un certain nombre de maladies chroniques mais aussi de leur prévention. Pourtant moins de la moitié des Français âgés de 15 à 75 ans atteignent un niveau d’activité physique favorable à la santé3, .
L’amendement dit « sport sur ordonnance » adopté dans le cadre de la loi de santé du 26 janvier 2016 {Assemblée} propose un cadre réglementaire à la prescription par les médecins d’une activité physique adaptée (APA) et introduit la possibilité pour un médecin traitant de prescrire dans le cadre du parcours de soins d’un patient atteint d’une affection de longue durée une APA à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Un décret de 2016 en fixe les modalités d’application .
Les risques pour la santé de la pratique d’une activité physique sont minimisés par le respect de précautions élémentaires, un bilan préalable à la recherche d’éventuelles contre-indications, un suivi médical adapté et un encadrement compétent8.
Quels examens, notamment sur le plan cardio-vasculaire, le médecin généraliste doit-il nécessairement pratiquer avant de conseiller ou de répondre à une demande de reprise d’activité physique ? Comment en interpréter les résultats ? Quelles sont les contre-indications éventuelles d’ordre cardio-vasculaire ?

Objectifs :
1. Définir les bienfaits de l’activité physique sur les différents facteurs de risque, notamment cardio-vasculaire.
2. Définir les modalités de l’examen clinique préalable au conseil ou à la reprise d’une activité physique adaptée compte tenu des antécédents, de l’état clinique et des attentes du patient.
3. Interpréter les examens para cliniques éventuellement nécessaires préalables à la prescription et la réaction d’un certificat de non contre-indication à la pratique de cette activité, notamment l’électrocardiogramme.

Expert : Dr Christèle ANDRODIAS-COURSELLE

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