Bourbon Lancy (71) Le 08 février 2018 : Prévenir le cancer : Dépistage organisé et activité physique adaptée. Sachons motiver nos patients - S3 - Soirée (3 h)
Action ANDPC n° 10841800016 S3

Parmi les cancers les plus fréquents, deux cancers bénéficient à ce jour d’un dépistage organisé (DO) : le cancer colorectal et le cancer du sein. La baisse de l’incidence du cancer colorectal, qui était observée aux États-Unis depuis les années 1985, est maintenant observée en France [1]. La mortalité diminue régulièrement chez l’homme comme chez la femme entre 1980 et 2012 respectivement de 1,2 et 1,4%/an.
L’accès au dépistage et la résection de lésions précancéreuses du colon expliquent en partie cette diminution. L’introduction du test immunologique a été l’occasion de réaffirmer la place du médecin généraliste au cœur du dispositif [2].
Avec plus de 48 000 nouveaux cas et près de 12 000 décès par an, le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué et la première cause de décès par cancer chez les femmes. L’utilité du DO est contestée par une partie de la communauté scientifique, essentiellement sur l’estimation du rapport bénéfice / risque : risques de surdiagnostic à l’origine de surtraitements et de stress inutile pour nombre de femmes [3].
Récemment, suite à la concertation citoyenne sur le DO du cancer du sein, le plan d’action pour la rénovation du programme de dépistage a réaffirmé la volonté d’impliquer davantage le médecin traitant [4].
Alors que tout nous incite à dépister sans se poser de question nous devons être clair dans notre présentation du dépistage organisé du cancer qui est un acte de diagnostic précoce et non de prévention. Nous n’avons pas à « peser » sur ce choix mais à l’éclairer par une information claire et précise sur les avantages et les risques du processus de dépistage pour partager la décision avec le ou la patient(e) [4].

Parallèlement l’activité physique a démontré de nombreux effets positifs sur la santé et notamment pour la prévention des maladies chroniques. Le pourcentage de diminution du risque de cancer du côlon est estimé à 17% pour les hommes et les femmes les plus actifs comparativement aux moins actifs. Les études de cohorte sont en faveur d’un effet protecteur de l’activité physique contre le cancer du sein en post-ménopause, effet non retrouvé en pré-ménopause [5].
Le bénéfice a également été démontré en termes d’amélioration de la qualité de vie globale des patients atteints de cancer que les programmes soient initiés avant ou après les traitements [5,6].

Plusieurs textes soulignent l’importance d’une information éclairée dans le choix des patients de participer ou non au dépistage et de s’engager dans la mise en œuvre d’activités physiques adaptées à leur état, leurs compétences et leurs représentations et la nécessité de l’implication de tous les professionnels de santé [1,6,7].
Ceci nécessite pour les professionnels d’adapter leur communication aux possibilités de compréhension du patient, expliquer et négocier dans un processus de partage de la décision en fonction du contexte et des offres locales.

Objectifs :
1. Connaître le processus de partage d’une décision informée.
2. Connaître les éléments nécessaires au choix de participer à un dépistage organisé du cancer du sein.
3. Connaître les éléments nécessaires au choix de participer à un dépistage organisé du cancer colorectal.
4. Expliquer l’importance d’une activité physique adaptée avant/pendant/après un diagnostic de cancer.
5. Connaître les ressources locales.
6. Connaître les modalités de prescription et de prise en charge financière

Expert et organisateur : Dr Adrien MELIS, Mme Jessica SAUNIER, Dr Emilie TARDIEU, Dr Cyrielle THIMON et Dr Emilie TARDIEU

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