Le 15 août 2018 : Fibrillation auriculaire non valvulaire et anticoagulation : Pour qui, Pourquoi, Comment ? - S6
Action ANDPC n° 10841800013 S6

Le risque majeur de l’arythmie complète par fibrillation auriculaire (ACFA) est le risque thromboembolique, notamment celui d’AVC. La prévention de ces complications repose essentiellement sur l’anticoagulation orale, plus efficace que l’aspirine avec une diminution du risque relatif (RR) respectivement de 60% et 20%, et un rapport bénéfice/risque favorable.
Une dose ajustée de warfarine, maintenant l’INR entre 2 et 3, réduit considérablement les accidents vasculaires cérébraux, les accidents vasculaires cérébraux invalidants et la mort chez les patients atteints de FA. S'ils sont administrés à des patients sélectionnés et soigneusement surveillés, les avantages dépassent les effets secondaires hémorragiques .
Mais l'anticoagulation par la warfarine présente des inconvénients notamment un risque accru de saignements graves, la nécessité d’un suivi médical fréquent, une utilisation restreinte des analgésiques, des changements occasionnels dans le mode de vie et les dépenses occasionnées par cette surveillance.
Les nouveaux anticoagulants oraux directs (AOD) comparés aux antivitamines K sont prometteurs. Initialement réservés à la prévention des évènements thromboemboliques veineux (TEV) en chirurgie programmée de la hanche ou du genou, leurs indications concernent maintenant le traitement curatif des embolies pulmonaires (EP), des thromboses veineuses profondes (TVP), et la prévention de leurs récidives ainsi que le traitement préventif des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (AVCI) et des TEV chez les patients à risque en particulier entre autres ceux souffrant d’une fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV) . Mais en ce qui concerne leur sécurité d’emploi, comparativement à la warfarine, les études disponibles ne permettent pas de tirer des conclusions très solides avec de forts niveaux de preuve quant au rapport bénéfice /risques.
La décision d'utiliser les AOD chez les patients atteints de FA, dont la majorité sont des personnes âgées souffrant d'autres problèmes médicaux, en particulier une détérioration de la fonction rénale est souvent complexe. Elle doit tenir compte du risque inhérent d'AVC, ainsi que du risque de saignement pendant l'anticoagulation, de l'accès à la surveillance anticoagulante et des préférences du patient.
L’objectif général est de permettre ainsi d’« éviter le paradoxe de l’anticoagulation : sur-anticoaguler les patients qui en ont le moins besoin et priver d’anticoagulants ceux qui en tirent le plus grand bénéfice »2.

Objectifs :
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
- Définir l’indication d’un traitement anticoagulant chez un patient présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire (FANV).
- Définir le traitement adapté, anticoagulant ou aspirine, à la situation du patient atteint d’une FANV.
- Évaluer le rapport bénéfice /risques des AVK et des AOD chez les patients présentant une FANV.

Animateur : Marie-Françoise HUEZ-ROBERT

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