Le 15 mai 2018 : Les bons usages en soins primaires Les antibiotiques - S4
Action ANDPC n° 10841800003 S4

La prescription antibiotique a régulièrement augmenté en France de 1980 à 2000, commençant à ralentir vers 1992. Un mouvement de baisse plus net de 12,5% a débuté avec le premier « plan antibiotiques » (2001-2005) et la première campagne nationale de l’Assurance Maladie à destination du grand public.
La prescription ambulatoire était concentrée en 2002 sur les mois d’hiver, surtout chez les enfants. Entre 2005 et 2009, elle est restée globalement stable, bien qu’irrégulière. Mais elle a ré-augmenté depuis 2010, avec un niveau de consommation 2015 de 29,9 doses /1000habitants /J, légèrement supérieur à celui de 2005 de 28,9doses/1000habitants /j. La consommation française reste très au-dessus de la moyenne européenne de 22,0 doses/1000habitants/J . Les prescriptions d’antibiotiques sont à 90% faites en médecine de ville et à 70% par des médecins généralistes .
Les consommations humaines, et les consommations animales induisent une pression de sélection sur les bactéries et concourent à l’émergence de bactéries résistantes 2. L’étude Burden-BMR a recensé en 2012 158 000 personnes contractant une infection à bactérie multirésistante et 12 500 qui en sont décédées. En médecine de ville entre 2005 et 2013 la résistance du staphylococcus auréus à la méticilline est restée stable autour de 17%, celle aux céphalosporines de 3ème génération (C3G) est passée de de 1% à 4%, celle du pneumocoque à la pénicilline et aux macrolides respectivement de 41% à 23% et de 39% à 22%.
Les Bactéries Multi Résistantes(BMR) aux antibiotiques sont des bactéries qui ne sont plus sensibles qu’à un petit nombre d’antibiotiques habituellement actifs en thérapeutique : Il y a donc dans ce cas réduction de l’arsenal thérapeutique. Dans ce groupe se trouve le staphylococcus auréus résistant à la méticilline(SARM) surtout aux USA et à l’hôpital en France. Les Bactéries Hautement Résistantes aux antibiotiques (BHR) sont seulement sensibles à une ou deux classes d’antibiotiques : il y a donc impasse thérapeutique. Parmi elles, on retrouve en ce moment en France les Entérobactéries Productrices de Carbapémases (EPC) et les Entérocoques Résistants à la Vancomycine (ERV) .

Quelles sont les stratégies pour les professionnels de santé de premier recours pour éviter la sélection de bactéries résistantes ? Quelles sont les conditions générales de prescription d’un antibiotique en médecine de premier recours pour éviter la sélection de bactéries résistantes ? Ce programme rappellera les différentes stratégies thérapeutiques pour différents types d’infections urinaires et d’infections des voies aériennes supérieures.

L’objectif général est d’aider les participants à prescrire un traitement antibiotique pertinent compte tenu du diagnostic, de la molécule, de la dose et de la durée pour ne pas favoriser la pression de sélection de bactéries multi-résistantes.

Objectifs :
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
1. Définir le phénomène de l’antibiorésistance en France, en Europe et dans le monde.
2. Prescrire (ou non) des antibiotiques pour limiter l’antibiorésistance.
3. Prescrire le traitement adapté pour chaque type d’infections urinaires en favorisant le moins possible la pression de sélection sur des germes.
4. Définir les critères de prescription ou non prescription d’un traitement antibiotique pour les différentes infections des voies aériennes supérieures.

Animateur : Marie-Françoise HUEZ-ROBERT

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