Le 01 janvier 2018 : Les anticoagulants : traitement et surveillance après une thrombophlébite du membre inférieur
Action ANDPC n° 10841800011 S1

Le nombre de nouveaux cas annuels de thromboses veineuses profondes (TVP) dépasse 1 pour 1000 habitants en Europe et en Amérique du Nord et va en croissant avec l’âge. L’âge moyen est de 60 ans. En France, l’embolie pulmonaire est cause de 10 000 décès annuels. Reconnaître une TVP est donc une préoccupation fréquente du clinicien.
L’estimation clinique de la probabilité de TVP est la première étape indispensable à une utilisation rationnelle des examens complémentaires. La probabilité clinique faible, moyenne ou forte du diagnostic présage de l’intérêt et de la valeur diagnostique des trois principaux examens complémentaires : le dosage des D-dimères, l’écho-doppler veineux (EDV), la phlébographie .
Les protocoles de traitement de l’AFSSAPS qui varient suivant la nature de la TVP (TVP idiopathique, TVP sur cause réversible ou permanente, TVP proximale ou distale) conseillent pour les cas ne relevant pas d’une hospitalisation, les HBPM et le relais par AVK pour lesquels se posent les questions de la durée du traitement et du contrôle du risque hémorragique .
La durée optimale de l’anticoagulation par anti-vitamines K (AVK) après un premier épisode de thrombose veineuse profonde (TVP) sans rapport avec un facteur de risque connu (TVP idiopathique) est incertaine. Ce n’est pas tant la durée qui pose question que la possibilité d’arrêter ou non : arrêter fait courir à certains patients un risque de récidive, poursuivre en expose d’autres à un risque hémorragique accru. Environ 600 000 patients sont traités par AVK en France chaque année, soit environ 1 % de la population. Les accidents hémorragiques des AVK viennent au 1er rang des accidents iatrogènes. En 2007 12,3% des hospitalisations et 5000 décès étaient dus aux complications hémorragiques des AVK .
Depuis quelques années les indications des nouveaux anticoagulants dits anticoagulants oraux directs (AOD) ont été élargies aux patients présentant une maladie thromboembolique. Initialement réservés à la prévention des évènements thromboemboliques veineux (TEV) en chirurgie programmée de la hanche ou du genou, leurs indications concernent maintenant le traitement curatif des embolies pulmonaires (EP), des thromboses veineuses profondes (TVP), et la prévention de leurs récidives ainsi que le traitement préventif des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (AVCI) et des TEV chez les patients à risque. Mais l’impossibilité de contrôler le degré d’anticoagulation en pratique courante et, jusqu’à une date récente, l’absence d’antidote incitaient à la prudence . Quel est le risque de saignements des AOD par rapport aux AVK ?
L’objectif général est de pouvoir poser le diagnostic de TVP avec fiabilité et mettre en route le traitement anticoagulant avec le maximum d’efficacité et de sécurité pour le patient.

Objectifs :
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
1. Définir les éléments du diagnostic de thrombophlébite.
2. Evaluer le rapport bénéfices/risques des différents traitements anticoagulants dans la thrombose veineuse profonde.
3. Définir le traitement anticoagulant et sa durée en fonction du type de thrombose veineuse profonde (TVP)
4. Définir les modalités de suivi.

Animateur : Yves LE NOC

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