Le 01 juillet 2018 : Dépistage du cancer colorectal (CCR) : un enjeu de santé publique - S5
Action ANDPC n° 10841800006 S5

Le cancer colorectal est le 2e cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein et le 3e chez l’homme après les cancers du poumon et de la prostate. C’est également le plus mortel avec plus de 17 000 décès par an en France . En 2011 le nombre de nouveaux cas estimés était de 21 500 chez l’homme et 19 000 chez la femme. A côté des maladies inflammatoires intestinales, des antécédents personnels et/ou familiaux ou d’une prédisposition génétique, l’âge est le principal facteur de risque. 90 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués à partir de 50 ans. Le risque d’avoir un cancer colorectal dans la population âgée de 50 à 74 ans sans autre facteur de risque que l’âge a été estimé à 3,5 %1.
La plupart de ces cancers font suite dans 60 à 80% des cas à des polypes adénomateux, lésions bénignes qui se manifestent par la présence de sang dans les selles. La détection de ces lésions chez les sujets asymptomatiques et leur exérèse avant qu’elles ne se transforment en cancer ont permis en 10 ans une diminution de l’incidence du CCR d’environ 15 à 18% et de la mortalité de 20 %. Les tests au gaïac (Hémocult®) ont montré l’efficacité sur la baisse de la mortalité de la recherche biennale de sang dans les selles, chez les sujets asymptomatiques entre 50 et 74 ans , mais leur faible sensibilité et les conditions de leur mise œuvre représentent un frein à la généralisation et au succès du dépistage du cancer colorectal. Les études de laboratoire ont montré que les tests immunologiques pouvaient être plus sensibles et plus spécifiques. Par ailleurs, ils n’entraînent aucune restriction alimentaire. L’automatisation de la lecture, qui rend leur coût comparable à ceux des tests au gaïac, permet désormais d’envisager leur utilisation sur de grandes populations asymptomatiques .
L’objectif général est donc pour les participants à ce programme de définir :
- Sur quels critères faire le bon choix de la méthode de dépistage ?
- Comment accompagner toute remise de test d’une information la plus objective sur la balance bénéfices / risques de cette stratégie de dépistage ?
- Comment accompagner les personnes à risque élevé de CCR ?

Objectifs :
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :
1. Définir la modalité de dépistage la plus adaptée du CCR compte tenu du niveau de risque de la personne.
2. Identifier les réticences et freins éventuels au dépistage du CCR.
3. Informer la personne sur les avantages du dépistage du CCR, ses limites, ses modalités.
4. Définir avec le (la) patient(e) les modalités de suivi dans un processus de partage de la décision.

Animateur : Pierre COLOMBIER

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