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dimanche 23 mars 2008, par UNAFORMEC

Prévalence de l’incontinence urinaire féminine en France - Une enquête transversale en médecine générale


Forum

Médecine. Volume 1, Numéro 1, 32-7, Octobre 2005, Stratégies

Auteur(s) : Jean-Pierre Vallée, Jean-Marc Charpentier, Yves Le Noc

Résumé : Objectif : Évaluer la prévalence de l’incontinence urinaire féminine en France. Méthode : Enquête transversale auprès de 80 médecins généralistes à partir du 1er septembre 2002 au moyen d’un questionnaire adapté de l’échelle CONTILIFE® . Participants : 2116 femmes ont été incluses. Critère de jugement principal : Existence d’une incontinence urinaire selon la définition de l’ICS (International Continence Society of the Lower Urinary Tract Function). Résultats : 1127 des 2116 femmes incluses dans l’étude répondaient à la définition de l’incontinence (53,26%) \ ; 843 seconsidéraient elles-mêmes comme incontinentes (39,83%) \ ; 432 portaient du fait de leur incontinence une garniture (20,4%). L’accouchement difficile, l’incontinence après l’accouchement, la surcharge pondérale, des antécédents d’intervention chirurgicale de l’abdomen ou du petit bassin, la prise de médicaments facilitant l’incontinence, la ménopause, la sédentarité, l’incontinence anale, étaient fréquemment associés à l’incontinence urinaire. Discussion : L’incontinence urinaire concerne plus d’une femme sur deux autour de la cinquantaine. Il s’agit encore d’un sujet " tabou " : le médecin n’a posé la question antérieurement à l’enquête que 3 à 5 fois sur 10, les femmes n’ont parlé de ce problème que 4 ou 5 fois sur 10, 6 fois sur 10 lorsqu’elles portaient des garnitures de protection. Le dépistage de l’incontinence urinaire n’a de sens que s’il permet une réelle amélioration de la qualité de vie (thérapeutiques médicale, chirurgicale ou fonctionnelle efficaces, prise en charge médico-économique des conséquences de l’incontinence, meilleur vécu d’une invalidité reconnue comme non culpabilisante, etc.). Conclusion : L’incontinence urinaire est sous-évaluée, et ne peut être reconnue que si la question est systématiquement posée.

Mots-clés : incontinence urinaire,dépistage, prévalence.

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