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Le
Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel |
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L’article L 4133-1 de la loi HPST donne cette définition du DPC : "Le développement professionnel continu a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Il constitue une obligation pour les médecins." Depuis le 1° juillet 2007, les médecins du Québec doivent adhérer à un plan de DPC. Pour nos cousins, le DPC s’inscrit avant tout dans un plan d’autogestion de ses activités d’apprentissage, qui développe les trois niveaux d'activité du développement professionnel continu. D'abord celui qui tend à augmenter les savoirs et les compétences. Ensuite celui qui facilite les changements et enfin celui qui est consacré à l'évaluation de ces changements. Les plans de DPC proposés par les différentes structures québécoises permettent avant tout au médecin d’identifier ses besoins de formation, dans tous les champs de sa pratique professionnelle. C’est bien cette notion de gestion personnelle de son apprentissage qui fait l’originalité du DPC de l’UEMS et des Québécois. Et c’est bien cette notion que l’UNAFORMEC avait développée dès 1999 avec le BPP (Bilan Professionnel Personnalisé) dans lequel le médecin débutait son plan quinquennal par un regard sur sa pratique pour identifier, dans l’ensemble des champs de sa pratique professionnelle, ses besoins d’amélioration. Il disposait d’outils d’aide à l’analyse de cette pratique, et à la mise en œuvre de son plan d’amélioration. C’est cette double notion d’autogestion de sa démarche et de prise en compte de l’ensemble des champs de sa pratique professionnelle, dans laquelle la FMC et l’EPP sont incluses, qui nous fait dire que le DPC doit être bien autre chose que ce qui est contenu dans l’article L 4133-1. C'est avant tout un moyen pour permettre aux médecins de (re) trouver un plaisir à exercer. C'est avant tout un outil au service du médecin et de ses patients. Éric DRAHI |
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FPC 2009: accéder aux formations conventionnelles sur notre site web ... Sur les pages de notre site, vous avez accès au programme des séminaires de FPC 2009. Vous pouvez : Avec l'ensemble de ces outlls, l'UNAFORMEC met à votre dispostion tous les moyens pour accéder à une FMC de qualité et indépendante.
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Les données disponibles en 2006 montraient un bénéfice significatif, mais minime, de l’aspirine en prévention primaire du risque cardiovasculaire (RCV), dépendant du niveau individuel de risque (Bibliomed 434). Elles permettaient de tenir compte des préférences et choix du patient, en l’informant clairement des bénéfices attendus et des risques encourus. La mise à jour des recommandations américaines de l’US Preventive Services Task Force (USPSTF), 2 essais randomisés récents chez des diabétiques apportent des arguments sur trois questions clés : quand utiliser l’aspirine en prévention primaire ? A quelle dose ? Un diabète de type 2 justifie t-il des recommandations spécifiques ?. Pour lire la suite de ce numéro et s’abonner à Bibliomed ... et consulter gratuitement les numéros datés de plus d'un an... |
Délivrer des soins de qualité à ceux qui en ont besoin est une responsabilité éthique et déontologique des professionnels de santé. C’est aussi une exigence sociétale, réaffirmée dans des lois successives. Mais ce concept de « qualité » est d’une complexité telle qu’il recouvre des réalités très différentes selon les individus qui l’emploient. Parler de « développement professionnel continu » pour regrouper ce qui était encore il y a peu farouchement différencié par différents responsables traduirait-il le début d’un changement réel des mentalités dans ce domaine ? Peut-être, sous conditions : sous l’effet d’annonce, la loi laisse largement place à interprétation… Le projet de loi HPST (1) regroupe sous l’appellation de « développement professionnel continu » FMC et EPP. Le concept est développé depuis quelques années dans d’autres systèmes de santé. Le DPC selon la loi HPST. « Le développement professionnel continu a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé » [1]. Le moins que l’on puisse dire est que cette vision très large du DPC permet à chacun des acteurs du système, en l’état actuel du texte, de prendre ce qu’il veut… Il impose aussi et surtout aux professionnels diverses « obligations » : autocritique et formation permanente, risque médico-légal, choix politiques et problèmes économiques du système. Chaque nouvelle loi aurait-elle pour but de « charger la mule » ? Qu’est-ce donc que le « perfectionnement des connaissances » ? On peut regretter une fois de plus cette confusion entre connaissances et compétences, cette rengaine de la « péremption-obligatoire-des-connaissances-tous-les-cinq-ans » selon laquelle une recertification serait indispensable à peu près à ce rythme. Si l’on ne peut dissocier formation et évaluation, c’est simplement parce qu’elles ont besoin de l’aller-retour permanent entre l’une et l’autre pour être efficaces sur la qualité des soins. Plus encore, la notion même de qualité des soins ne peut faire abstraction des attentes et représentations du patient, de son parcours, ainsi que de l’organisation du système de soins, en fait tout ce qui constitue les éléments de la décision médicale, mais pas séparément... Il n’y a pas de définition unique de la « qualité » ni de possibilité de l’atteindre sans la participation active des acteurs concernés. La « qualité » diffère selon le point de vue de l’individu et la société, du malade et du « payeur », du soignant et du soigné, du contexte des soins. Les définitions multi-dimensionnelles exacerbent les contradictions. Mais on ne peut espérer de qualité des soins dans une vision pénalisante pour celui qui place le patient au premier rang. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de faire au moins en sorte que l’organisation des soins ne soit pas une contre-incitation à la qualité. La plupart des professionnels sont convaincus de l’exigence de qualité. Mais aucun « DPC » ne peut se faire s’ils ne s’y sentent respectés et plus, y trouvent un véritable « intérêt » professionnel. Le DPC a bien sûr pour objectif le meilleur service médical rendu au patient, mais le service professionnel rendu au médecin n’en est pas moins incontournable. JP VALLEE 1. Texte n° 245 adopté le 18 mars 2009 à l’Assemblée Nationale, portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires. Pour lire tous les autres Journaux Faxés (accès libre) … |
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