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Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 91 du lundi 11 mai 2009.


  • Editorial. Une Délégation d’agrément pour faciliter l’accès des médecins au DPC.
  • En 2009, l'UNAFORMEC vous propose les thèmes de formation suivants...
  • FPC 2009 : quelques formations
  • Bibliomed 545 du 7 mai 2009 : Comment prévenir le déclin fonctionnel des personnes âgées ?
  • Journal Faxé 473 du 6 mai 2009 : in vino ... neoplasia.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC

DoreEditorial. Une Délégation d’agrément pour faciliter l’accès des médecins au DPC.

Pour une formation de proximité Reconnue, Agréable, Facile autant qu’Utile, l’UNAFORMEC met à la disposition de son réseau, une délégation d’agrément avec les outils permettant sa mise en œuvre.

- Des enjeux : Nouveaux défis pour le métier : éducation, prévention, aide à la personne, coordination avec les autres intervenants, observation d’impact économique…

- Un contexte :
· Nouvelle organisation territoriale de l’offre de soins
· Promotion de la notion de DPC
· Nécessité de rendre visible son activité.
Tout concourt à faire évoluer la formation des médecins. Cependant, l’UNAFORMEC qui s’est construite par le regroupement des associations locales, régionales, puis nationales, a depuis longtemps promu et facilité la formation locale et régionale. En effet, celle-ci est gage de qualité par la facilité d’accès, la pertinence des préoccupations, le plaisir du partage entre pairs. Cette organisation loco régionale permet aussi au mieux, l’organisation d’une coopération interprofessionnelle. Elle sera d’autant plus utile qu’elle sera plus directement impliquée par l’organisation autour des ARS. L’organisation associative qui n’est pas actuellement inscrite dans la loi, doit se doter de moyens pour survivre. Si demain les médecins doivent, individuellement, se soumettre aux exigences d’une évaluation des pratiques tournées vers les préoccupations de santé publique, ils devront pouvoir le faire au sein de leurs associations. Mais, ces dernières devront aussi préserver les activités de réflexion et de formation autour des problèmes rencontrés au quotidien par leurs membres qu’il s’agisse ou non de problème de santé publique. Le DPC n’est pas que FMC + EPP pour l’UNAFORMEC qui depuis plusieurs années s’intéresse à un DPC qui inclut le bien-être du médecin par un intérêt porté à tous les aspects de l’exercice. Aujourd’hui, l’UNAFORMEC entend promouvoir un DPC en « 3D » : Développement, Démarche d’assurance qualité, Délégation.

Notre conseil d'administrationde juin prochain sera le moment du lancement officel de cette délégation d'agrément.

Dr. Michel Doré Président de l’UNAFORMEC


programme09En 2009 l’Unaformec vous propose les thèmes de formation suivants...


FPC 2009: quelques formations...


icLe généraliste et le patient insuffisant cardiaque chronique : optimiser sa prise en charge

En France le nombre de malades avec une insuffisance cardiaque (IC) grave est estimé à 500 000 avec 32 000 décès par an, dont les 2/3 ont plus de 75 ans. Le pronostic d’une décompensation cardiaque est toujours mauvais. La moitié des patients chez qui le diagnostic a été posé mourront au cours des 4 années suivantes; chez les patients avec une IC sévère, plus de 50% mourront au cours de l’année. La mortalité augmente avec l’âge, de 27% par décennie chez les hommes et de 61% par décennies chez les femmes. Chez des sujets âgés de 89 ans en moyenne, hospitalisés pour une insuffisance cardiaque, la mortalité est de 87% au terme d’un suivi de 1,1 an.
La comorbidité souvent associée complique la prise en charge avec un risque iatrogène important secondaire aux modifications pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques liées au vieillissement.

Objectif : améliorer les connaissances des aspects médicaux et améliorer les compétences pour une meilleure prise en charge pluridisciplinaire des patients insuffisants cardiaques chroniques.

Quatre étapes:
- Le diagnostic d’une insuffisance cardiaque chronique : quand y penser, évaluer son stade de gravité, comment le confirmer?
- Des recommandations à la pratique : Comment optimiser les traitements ?
- Quelle surveillance mettre en place ? Identifier les situations à risque iatrogène. Rechercher les facteurs de décompensation cardiaque accessibles à une correction.
- Comment impliquer son patient dans la prise en charge de sa maladie ?

Experts :
- Un expert généraliste ayant une compétence en lecture et analyse critique de l’information médicale
- Un cardiologue (de préférence impliqué dans un réseau « insuffisance cardiaque »)
- Un infirmier ou cadre de santé ayant une expérience dans des actions « d’éducation patient » sur ce thème.
- + Un patient ICC stabilisé pris en charge dans une consultation d’éducation (par exemple au sein d’un réseau).

Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes]

Dates Organisateur Ville Region Organisation Mail inscription Téléphone inscription
29 et 30 mai 2009 FERNANDEZ René Niort Poitou-Charentes UNAFORMEC Poitou Charentes rpasquali001@cegetel.rss.fr 05.49.06.83.41.

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femmeViolences faites aux femmes : repérage et certificat médical

Une femme sur 10 en France est victime de violence conjugale. Une femme victime de violence conjugale perd entre 1 et 4 années de vie en bonne santé. Les répercussions économiques, en France, des violences au sein du couple sont estimées à 1 milliard d’euros selon le rapport du CRESGE en 2006. La moitié seulement des femmes victimes de violences font une démarche : 24% d’entre elles s’adressent à un médecin en priorité mais seulement 8% des médecins pensent à poser la question des violences à leurs patientes. Le médecin, grâce au certificat médical, permet à la victime de passer de l’état de « blessée » à l’état de « plaignante ». Ce changement de comportement est le passage nécessaire à l’arrêt du processus de violence. Le certificat médical sert de base à l’autorité judiciaire pour orienter la plainte. 

Objectif : informer et aider les participants à identifier et prendre en charge les pathologies liées à des violences.

Deux étapes
-    Repérer les violences conjugales
-    Le certificat et l’ITT

Expert : un médecin généraliste, psychiatre ou urgentiste ayant une formation et une expérience professionnelle dans le domaine des violences conjugales.

Dates Organisation Ville Région Responsable de l'action Mail inscription Téléphone inscription
12 juin 2009 UNAFORMEC CENTRE Blois Centre SERVOIN Isabelle nelly.dabee@wanadoo.fr 02 38 45 31 49
28 mai 2009 Fédération des Associations de FMC de Franche-Comté Besançon Franche-Comté ROBICHON Pascale frfmc_secretariat@yahoo.fr 03 81 48 55 61
3 octobre 2009 UNAFORMEC AQUITAINE Bègles Aquitaine DAUT Michèle unaformec.aquitaine@orange.fr 05.57.01.12.16
05 juin 2009 FMC 34 Montpellier Languedoc-Roussillon HEUZE Philippe FMC34@orange.fr 04.67.70.86.62

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chutes_PAChutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute

Parmi les évènements en cause dans la perte de qualité de vie, la chute de la personne âgée est trop souvent un événement banalisé par le personnel soignant et le public. En France, les chutes sont pourtant associées à 9000 décès de personnes de plus de 65 ans et à une morbidité importante (fractures, impact psychologique, institutionnalisation, etc.) responsable de perte d’autonomie. Après une première chute, la probabilité de retomber est multipliée par 20.
Un rapport de la DGS proposait notamment en 2003 comme objectif de réduire en population générale de 25% le nombre de personnes de plus de 65 ans ayant fait une chute dans l’année. En 2005, un groupe de travail coopératif francophone (Belgique, France, Québec, Suisse) a élaboré un «référentiel de bonnes pratiques » sur ce même sujet. Des recommandations élaborées par la SFDRMG ont été publiées sous l’égide de la Haute Autorité de santé (HAs).
Il est possible lors de la consultation de repérer par des moyens simples la personne âgée à risque de chute. L’absence de risque est l’occasion d’aborder de façon positive la prévention qui s’adresse à tous dans le cadre du « mieux vieillir » et la mise en œuvre de programmes d’action de prévention en ce sens la personne âgée à risque de chute en pratique généraliste habituelle.

Quatre étapes :
- La personne âgée à risque de chute en pratique généraliste habituelle
- Évaluer le risque de chute chez la personne âgée
- Prévenir le risque de chute et/ ou de rechute
- Pour prévenir les chutes, informer le patient et respecter son projet de vie

Trois experts :
- Un médecin généraliste ayant une expérience de l’éducation thérapeutique et/ou de l’entretien motivationnel, notamment auprès de personnes âgées
- Un expert compétent en réadaptation fonctionnelle auprès des personnes âgées
- Un cadre infirmier(e) ou assistant(e) social(e) intervenant auprès de personnes âgées (service de maintien à domicile ou CCAS)

Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes]

Dates Responsable de l'action Ville Region Organisation Mail inscription Téléphone inscription
05 et 06 juin 2009 JEAN Thierry Dijon Bourgogne Fédération Bourguignonne de Formation Médicale Continue (FBFMC) fbfmc@free.fr 03 80 70 38 78
12 et 13 juin 2009 HORVATH Michel Annemasse Rhône-Alpes UNAFORMEC Rhône-Alpes fpc@unaformec-ra.com 06.20.65.68.58.

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bibliomedBibliomed 545 du 7 mai 2009 : Comment prévenir le déclin fonctionnel des personnes âgées ?

Le déclin fonctionnel et la survenue d’incapacités sont-ils des conséquences inéluctables du vieillissement ? Peut-on les éviter ou les retarder, et si oui, comment ? Ces questions ont donné lieu à de nombreuses études sur les éventuels bénéficiaires, les méthodes à mettre en oeuvre et les bénéfices à en attendre. Plusieurs synthèses des données et leurs analyses, une étude randomisée danoise récente apportent des éléments de réflexion.

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jfaxJournal Faxé 473 du 6 mai 2009 : in vino ... neoplasia.

Parmi de nombreux articles grand public, celui du Nouvel Observateur (1) replace ces déclarations dans le contexte général d’un affrontement entre prohibitionnistes et amateurs de bons vins. Verra t-on fleurir bientôt sur les étiquettes de nos meilleurs crus la mention « Boire donne le cancer » ou « Trinquer tue » ? Le vin est-il devenu l’ennemi à combattre au même titre que le tabac et l’héroïne ? (1). Le journaliste fait s’affronter, par citations interposées, d’éminentes voix médicales. Il ne faut pas gratter beaucoup sous les lignes pour entendre les qualificatifs d’intégristes ou d’imbéciles. Un véritable divorce entre la France du vignoble et celle des décideurs ?

Les déclarations des directeurs de la DGS et de l’INCa selon lesquels la consommation de vin augmente le risque de cancer dès le premier verre quotidien ont fait renaître une vieille polémique…

Ce que nous buvons aujourd’hui. La consommation moyenne des français diminue régulièrement depuis 20 ans, selon les chiffres concordants de diverses origines. En litres d’alcool pur, pour le vin, la consommation annuelle par habitant est passée de 20,6 en 1961 à 7,5 en 2006, tandis que la consommation des spiritueux et de la bière est restée stable (2,7 et 2,4 en 2006). Le phénomène nouveau – et inquiétant – qui s’est développé partout en Europe, en partant de Grande Bretagne, est celui de la défonce à l’alcool, le binge drinking aux effets dévastateurs chez les plus jeunes ; et les français sont devenus « les premiers consommateurs de whisky et d’anxiolytiques avec plus de 60 millions de boites d’antidépresseurs vendues en 2007 ». Raccourci saisissant, mais la société a changé.

Existe-t-il un « usage modéré » du vin ? L’OMS propose comme seuils du « risque » 3 verres par jour chez l’homme, 2 chez la femme, 4 verres maximum en une seule occasion. Faut-il les remettre en question ? Les grands noms cités par l’article du Nouvel Observateur soulignent que « la mise à l’index de la boisson nationale relève de l’intégrisme ». A l’opposé, le président de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) affirme que l’accusation de « lobby prohibitionniste n’existe que dans la tête des marchands d’alcool […] Ce que dit l’étude de l’INCa […] est simplement que le risque de cancer augmente proportionnellement à la quantité de boissons alcoolisées consommées ». Faudra t-il s’inquiéter de l’augmentation des risques de cancer, ou se réjouir de la protection contre les risques cardiaques ?

Bordeaux, Bourgognes et Champagnes : 288 TGV dernière génération à l’export… En 2007, l’exportation de ces fleurons du vignoble français aurait rapporté au commerce extérieur près de 7 milliards d’euros. Pourtant, depuis la loi Evin (1991), les vignerons français se disent déconsidérés par l’interdiction de publicité qui les empêche de mettre en avant la notion de plaisir partagé dans la consommation modérée des produits du terroir. G. Muteaud souligne que si les repas officiels de la reine d’Angleterre sont accompagnés de grands crus français, J. Chirac ne buvait à l’Elysée que de la bière, N. Sarkosy de l’eau minérale et du Coca, et B. Delanoë, nouveau maire de Paris, a pris comme première décision de vendre les bouteilles de prestige accumulées par ses prédécesseurs… La France « d’en haut » serait-elle devenue vinophobe ?

JP VALLEE

1. Muteaud G. Le vin nuit-il vraiment ? Le Nouvel Observateur du 19-25 mars 2009 (pp 90-91)

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