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Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 87 du lundi 22 février 2009.


  • Editorial. DPC: des concepts multiples pour des choses simples.
  • En 2009, l'UNAFORMEC vous propose les thèmes de formation suivants...
  • Liste des séminaires conventionnels proposés en 2009 par l'UNAFORMEC
  • FPC 2009 : quelques formations
  • Bibliomed 534 du 19 février 2009 : Le sommeil à l’adolescence (13-18 ans)
  • Journal faxé du 18 février 2009 : Psychotropes. Qui consomme quoi ?.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC

drahiEditorial. DPC: des concepts multiples pour des choses simples.

Les premières associations de formation médicale continue (FMC) remontent à la fin du XIX° siècle. Les Sociétés Médicales ont été une des premières manifestations de la volonté des médecins de se réunir et d’actualiser leurs connaissances. La conférence-débat était la modalité exclusive de cette formation continue.

Au XX° siècle, les formations continues se sont organisées, souvent autour des hôpitaux locaux, mais c’est surtout dans la 2° moitié du XX° siècle que les associations de formation se sont développées et reconnues en tant que telles, et sont passées de l’EPU (enseignement post-universitaire) à la FMC (formation médicale continue). Le concept de pédagogie commençait à naître, puis celui de pédagogie pour adultes et de pédagogie par objectifs. Les méthodes de formation sont devenues interactives, et les thèmes choisis par les membres des associations.

Au milieu du XX° siècle, le concept de démarche-qualité (DQ) est né dans l’industrie, centré sur l’amélioration continue de la qualité, et a diffusé dans le monde de la santé à la fin des années 70. Par décret en 1999 est née l’EPP. Il s’agissait d’évaluer les pratiques des médecins. Avec l’ANDEM, l'ANAES puis la HAs, cette évaluation qui aurait pu être normative et externe a été organisée sous la forme d’une auto-évaluation accompagnée. Ici, il s’agissait d’analyser ses pratiques, par soi-même, pour soi-même, avec des méthodes validées, pour les améliorer.

Dans le même temps la notion de DPC (développement professionnel continu) était décrite dans les pays anglo-saxons (1), et vient maintenant de devenir un terme très usité en France. Le DPC, ce n’est pas la FMC + de l’EPP. C’est un autre concept, qui vise à permettre à un médecin de développer ses compétences dans l’ensemble de ses activités :

- L’expertise médicale, portant sur :
     - ses connaissances et savoir procédural nécessaires aux activités cliniques
      - son jugement clinique 
     
- et sur l’informatique et les technologies médicales appliquées à la clinique :

- La gestion du risque comportant :
      -
L’identification, l’investigation, l’analyse et l’évaluation des risques et sélection des méthodes les plus appropriées pour corriger, éliminer ou réduire les risques identifiables.
      - La communication : honnête et ouverte avec les patients et les familles.
      - Les facteurs culturels des patients pour une individualisation du soin.

- La gestion du cabinet 

- Le développement personnel et l’introspection 

- Les valeurs professionnelles et la responsabilité 

- L’éducation : la formation continue, mais aussi le partage du savoir de sa profession avec le patient et les autres, incluant ses collègues et les autres professionnels de santé. 

Le terme de DPC fait-il disparaître ceux de FMC et d’EPP ? Le DPC regroupe les différentes composantes des activités professionnelles. FMC et EPP (ou plutôt Démarche Qualité) sont des outils et des méthodes qui permettent au médecin de développer ses compétences, dans les différents champs de son activité professionnelle, ceux du DPC. Ce développement inclus la formation continue, et ses concepts s’appliquent également au champ de la formation initiale. Si finalement, les concepts sont clairs, et sont destinés à l’amélioration des compétences, ce ne sont que des concepts.

C’est bien dans des associations, entre pairs, que les médecins pourront au mieux réaliser leur DPC.

Eric DRAHI

1- Le Développement Professionnel Continu : qu’est-ce ?


seminairesEn 2009 l’Unaformec vous propose les thèmes de formation suivants...

  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies, essai de réponse.
  • Arrêter les benzodiazépines chez le sujet âgé : dogme ou réalité ? Se poser les bonnes questions et informer.
  • Des antibiotiques ou des antiviraux dans les infections respiratoires saisonnières réputées virales
  • Arrêts de travail et reprise d'activité: mode d’emploi
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis
  • Polyarthrite rhumatoïde et rhumatismes auto-immuns : diagnostic et prise en charge initiale
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge & informer pour prévenir
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • AVK - Vivre mieux et plus longtemps sans saigner.
  • Peut-on se passer d’imagerie dans la lombalgie commune récente ?
  • Épaule douloureuse: comprendre, expliquer, soigner. De l'antalgie à la chirurgie
  • Traumatismes articulaires récents du genou et de la cheville - Un examen méthodique pour une prise en charge adaptée.
  • Contraception : écouter et informer pour un choix éclairé
  • L’adolescent et le médecin généraliste
  • Suivi de l’adolescent : une consultation à risque médico-légal
  • Troubles du comportement de l’enfant (2 ans à 6-7 ans). Quand faut-il s’inquiéter ?
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1mois-6ans) ?
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Maladie d’Alzheimer et Médecine Générale : Que faire après l’annonce du diagnostic ?
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute. « Ne laissons pas tomber les vieux »
  • Cancer du col utérin : dépister – prévenir - informer
  • Dépister et prévenir les mélanomes
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers ?
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Violences faites aux femmes : repérage et certificat médical.
  • Sevrage tabagique : « motivons-nous, motivons les ».
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner, accompagner
  • La broncho-pneumopathie obstructive post-tabagique : Vous avez dit maladie générale ?
  • Le généraliste et le patient insuffisant cardiaque chronique : optimiser sa prise en charge.
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Maladies chroniques : aider le patient a gérer sa maladie
  • Le pied du diabétique : objet de tous les soins.
  • Grippe. Limiter la casse. Mieux protéger nos patients à risque
  • Vacciner : qui, pourquoi et comment ?
  • Le refus parental de certaines vaccinations chez le nourrisson. Quelques pistes pour s’en sortir.
  • Troubles de l'humeur et états psychotiques à l'adolescence : Repérer, traiter accompagner

Pour voir le détail de ces séminaires sur notre site web... Vous pouvez-aussi retrouver ces séminaires classés par date, région et organisme...


 

FPC 2009: quelques formations...


sommeilVoyage au cœur du sommeil : les insomnies, essai de réponse.

6 et 07 mars 2009 - Danne et quatre vents, Lorraine

Responsable de l'action :    DUBOIS Gérard
Téléphone inscription :    03.87.31.98.98.
Mail inscription :    ammppu@wanadoo.fr

Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes] 

Hommes ou femmes, de l’enfance à l’âge avancé, peuvent être concernés à tout moment par l’insomnie. C’est une pathologie à forte prévalence dans la population générale. En 2003, selon les données de l’observatoire de la médecine générale de la SFMG, l’insomnie était le 22ème motif le plus fréquent de consultation en médecine générale (3% des motifs de consultation). Diverses études nord-américaines faites auprès de médecins généralistes ont montré les difficultés de la prise en charge au quotidien de l’insomnie : il est toujours long et difficile d’interroger l’insomniaque et plus simple de prescrire un médicament, malaisé de recourir à des approches de type comportemental, pour lesquelles la disponibilité de professionnels formés est toujours une gageure. L’objectif est donc, au cours de cette formation, d’en arriver à un consensus professionnel aussi fort que possible, établir quelques règles « de bon sens » basées sur une démarche pragmatique.

Objectif : différencier les différentes formes d’insomnie primaires ou secondaires et prendre en charge leurs insomniaques en leur proposant les thérapeutiques appropriées, non pharmacologiques ou pharmacologiques.

Quatre étapes :
-    Qui sont nos insomniaques, comment les prenons-nous en charge ?
-    Mise en situation clinique 1. Appropriation de la démarche
-    Mise en situation clinique 2 : Est-ce si simple ?
-    Informer les patients

Experts :
-    Un thérapeute comportementaliste, compétent dans les troubles du sommeil.
-    Un médecin généraliste formé à la synthèse et à l’analyse critique en groupes de formation.



Reprises de prothèses totales de hanche : balance bénéfices/risques et qualité de vierotule_mecanique

26 mars 2009 - Fort de France, Martinique
Formation de 2 jours pour spécialistes chirurgiens orthopédistes – 16 crédits

Responsable de l'action :    ROUVILLAIN Jean-Louis
Téléphone inscription :    05 96 55 21 78
Mail inscription :    madinortho@chu-fortdefrance.fr

Une reprise de prothèse totale justifie une approche technique plus complexe et entraîne une morbidité et une mortalité plus importantes, un avenir plus incertain qu’il faut mettre en balance avec le gain fonctionnel obtenu, mais également la qualité de vie et la longévité. Un patient avec une prothèse descellée va voir son autonomie très réduite, ce qui signifie maison de long séjour et modification fondamentale de sa qualité de vie. Outre l’aspect technique de la reprise chirurgicale, le rapport bénéfice risque et l’évaluation de la qualité de vie future que pourra récupérer le patient sont donc autant d’éléments fondamentaux dans l’indication chirurgicale qui sera portée.
L’objectif de cette formation est donc de s’approprier les critères de descellement d’une prothèse , évaluer les éléments de pertinence et de faisabilité d’une reprise chirurgicale, identifier les conséquences de l’intervention et évaluer le bénéfice prévisible en termes de qualité de vie.

Quatre étapes :
-    Épidémiologie et les signes d’alerte
-    Les reprises de prothèses totales de hanche. Faisabilité – Bénéfices/risques
-    Les reprises de prothèses de genou. Faisabilité – Bénéfices/risques
-    Évaluer la qualité de vie


contraceptionContraception : écouter et informer pour un choix éclairé

13 et 14 mars 2009 - Bègles, Aquitaine
Public :    Généralistes

Responsable de l'action :    LABBE Jacques
Téléphone inscription :    05.57.01.12.16.
Mail inscription :    unaformec.aquitaine@orange.fr

La contraception représente une part importante de l’activité des médecins généralistes (40% en moyenne en 2005). Les différentes méthodes contraceptives couramment utilisées sont considérées comme très efficaces avec un taux d’échec variant selon la méthode de 0,1 à 0,5 grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation. Toutefois ceci n’est pas un strict reflet de la réalité, les chiffres pouvant varier de 0,1 à 6 voire 8 grossesses pour 100 femmes sur la même période selon la méthode utilisée. Même s’il revient au prescripteur de relever les éventuelles contre-indications propres à chaque patiente, les critères médicaux ne peuvent être considérés comme les seuls critères décisionnels, une implication de la femme et si possible du couple dans le choix de la méthode répondant le mieux à leurs attentes, leurs représentations et leurs conditions matérielles de vie étant déterminantes.
Objectif: permettre aux participants de s’approprier les données disponibles sur les différentes méthodes contraceptives pour mieux informer les patientes, prendre en compte leurs attentes, les situations particulières et toute la dimension psycho-sociale dans la décision de prescription.

Cinq étapes :
-    La première consultation pour contraception
-    Les situations particulières et les situations à risque
-    La contraception par dispositif intra-utérin.
-    Les modalités de suivi des différentes contraceptions.
-    Informer pour prévenir. Comment améliorer la pratique ?

Experts :
-    Un médecin généraliste intervenant habituel dans un centre de planification et d’éducation familiale et d’interruption volontaire de grossesse
-    Un gynécologue.


avkAVK - Vivre mieux et plus longtemps sans saigner

03 et 04 avril 2009 - Orléans, Centre

Nombre de places : 24

Public : Généralistes

Responsable de l'action : DRAHI Eric

Téléphone inscription : 02 38 45 31 49

Mail inscription :nelly.dabee@wanadoo.fr

La prescription des AVK pose un problème de santé publique du fait de ses complications, principalement hémorragiques (surdosage) et thrombotiques (sous dosage) liées au traitement au long cours. Une étude réalisée en 1998 par les centres régionaux de pharmacovigilance a montré que les accidents hémorragiques des AVK venaient au premier rang des accidents iatrogéniques médicamenteux, responsables de 17 000 hospitalisations par an, soit 13% des hospitalisations pour effet iatrogénique. 8% des hémorragies cérébrales surviennent chez des patients sous AVK. En 2003, dans une étude sur le suivi biologique du traitement par AVK, l’INR était chez plus de 50 % des patients en dehors de la zone cible, et chez 28,2% en dehors de toute zone thérapeutique. Les surdosages asymptomatiques sont fréquents (15 à 30% des INR, selon les études).

Objectif : Prescrire, éduquer, surveiller, adapter, réévaluer, coordonner, parfois arrêter sont les mots clés d’une prise en charge au long cours sécurisée pour les patients, telle est l’intention générale de ce projet.

Quatre étapes

- Les complications et les situations à risque

- Les indications et le suivi

- Les situations complexes

- L’information des patients

Experts

- Un expert généraliste exerçant en médecine libérale, ayant une compétence en analyse critique de l’information médicale.

- Un expert compétent dans le domaine de l’anti-coagulation: cardiologue ou angiologue.


bibliomedBibliomed 534 du 19 février 2009 : Le sommeil à l’adolescence (13-18 ans)

Les « besoins » habituels de sommeil de l’adolescent sont habituellement estimés à 8 à 9h par 24h, bien qu’il y ait de grandes variations individuelles comme à tous les âges. Pourtant, de récentes enquêtes, notamment aux USA ont montré une moyenne plus proche de 7 heures, en raison surtout de couchers tardifs, ce qui induit une « dette de sommeil » qui s’alourdit progressivement. Les troubles du sommeil résultent d’une combinaison variée entre facteurs prédisposants (vulnérabilité génétique, comorbidités…), précipitants (stress…) et chronicisants (hygiène du sommeil inadaptée, abus de caféine ou autre) qui compliquent la prise en charge. Sur ces différents points, des synthèses et études internationales apportent un éclairage précieux.

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jfaxJournal faxé du 18 février 2009 : Psychotropes. Qui consomme quoi ?.

On ne peut considérer la prescription des psychotropes que dans le contexte plus général du système de soins français. Il se distingue de ceux des pays voisins par plusieurs constantes (1) :
- l’équation consultation = ordonnance = médicaments est plus fréquente (90% en France, 43% aux Pays-Bas) ;
- les médecins français prescrivent plutôt des spécialités récentes ;
- les dépenses de médicaments sont en forte croissance (20 M€ en 2006 ; 21% des dépenses de santé, vs 11% aux Pays-Bas).
Les français consomment 9 fois plus d’anxiolytiques et hypnotiques que les allemands, 4 fois plus que les espagnols, 2 fois plus que les danois ou norvégiens.

Il existe apparemment une « exception française » en ce qui concerne ces « béquilles » - parfois indispensables – que sont les psychotropes.

Etat des lieux.
Surconsommation d’anxiolytiques ? Une étude de l’assurance maladie les classait en 2000 au premier rang des psychotropes consommés (1 français sur 6…) (2). Ces chiffres sont confirmés depuis, mais ont un peu évolué, notamment du fait de l’augmentation de consommation des antidépresseurs. La prescription de benzodiazépines aurait diminué globalement de 15% ces 3 dernières années (données CNAM-TS). Un rapport de l’IRDES (3) rappelait qu’en Angleterre, les benzodiazépines sont considérées comme des stupéfiants. En France et en Allemagne, leur prescription est théoriquement limitée à 4 à 12 semaines maximum selon la molécule. En 2002, les remboursements étaient pour 1 000 habitants de 2 600 € en France, 1 200 € en Allemagne et 1 100 € en Grande Bretagne.

Le cas particulier des antidépresseurs. Les antidépresseurs, 2èmes psychotropes les plus prescrits, avant les hypnotiques, ont vu leur prescription augmenter rapidement depuis la commercialisation des IRS. La meilleure tolérance des IRS les a sans doute « banalisés » par rapport aux « anciens » antidépresseurs, mais il y a probablement d’autres raisons (pharmacologiques ?) expliquant la « fidélisation des consommateurs » (2). Dans l’enquête CNAM, près de 10% des français consommaient des antidépresseurs, ce qui dépasse de beaucoup le taux de prévalence de la dépression estimé en France à moins de 5%. A l’inverse, des études suggèrent toujours qu’une part importante des troubles dépressifs et anxieux ne serait pas identifiée et traitée de façon adéquate….

Personnes âgées : les plus « à risque ». Les benzodiazépines ont des effets secondaires sur la mémoire, les fonctions cognitives et l’équilibre d’autant plus dramatiques chez les plus de 70 ans, dont 1 sur 5 consomme un psychotrope (1). Elles sont responsables, comme d’ailleurs les autres psychotropes, de nombreuses chutes, hospitalisations et décès. Là encore, la question du bénéfice/risque est essentielle puisque la consommation d’anxiolytiques augmente très régulièrement avec l’âge alors que les troubles anxieux sont moins fréquents que chez le sujet jeune (1). Il se pose là de nombreuses questions dont les réponses ne peuvent relever de la réglementation ou du simple volontarisme...

JP VALLEE

1. Lemorton C. Rapport parlementaire N° 848 sur la prescription, la consommation et la fiscalité des médicaments. Avril 2008.
2. Lecadet J et al. Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine. I. Données nationales, 2000. Rev Méd Ass Mal. 2003;34:75-84.
3. IRDES. Questions d’économie de la santé. 2005;99:5.

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