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Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 80 du lundi 13 octobre 2008.


  • Editorial : Pour une documentation de qualité.
  • Le Centre de Documentation de l'UNAFORMEC
  • Bibliomed : une information dédiée médecine générale
  • Médecine : la revue dédiée soins primaires
  • Bienvenue au Congrès Français du Médecin Généraliste.
  • Disparition de Jean-François ARMOGATHE
  • Accéder au programme des séminaires conventionnels
  • FPC 2008 et quelques séminaires...
  • Bibliomed 516 du 9 octobre 2008: Les verrues anogénitales de l’enfant
  • Journal faxé du 24 septembre 2008 : Alzheimer : le diagnostic n’est pas la question centrale
  • Les actualités de l'UNAFORMEC

le_nocEditorial : Pour une documentation de qualité.

Comme dans bien d’autres domaines, les possibilités d’accès à l’information médicale se sont considérablement accrues avec le développement d’Internet. Le praticien, quelles que soient ses modalités d’exercice, dispose de nombreuses bases de données, y compris via des portails grand public. Il peut avoir rapidement accès aux informations dont il a besoin que ce soit au cours de sa consultation ou à distance dans un contexte de formation ou d’évaluation des pratiques professionnelles. Les patients, eux aussi, sont souvent friands de cette information. Ils n’hésitent plus à se l’approprier avant ou en dehors de la consultation de leur médecin. C’est parfois une démarche « d’empowerment » de leur état de santé, parfois pour mieux partager la décision à prendre, parfois pour tenter de s’assurer de la pertinence et de la qualité des soins qu’ils reçoivent.
La question essentielle se pose donc de la qualité de cette information. On ne peut exiger de chaque médecin d’être expert en recherche documentaire. Des étapes intermédiaires sont nécessaires pour analyser les données de la science, les « digérer », les synthétiser sous forme, soit de mises à jour régulières facilement et directement accessibles, soit de dossiers thématiques plus complets. C’est le rôle d’un centre de documentation, tel celui de l’Unaformec, de mettre à disposition, plus qu’un simple archivage et des liens vers les principales sources en fonction de leur qualité évaluée, un véritable service d’analyse documentaire au service du plus grand nombre. Mais ceci nécessite beaucoup de ressources en temps et en hommes, avec en contrepartie un enrichissement intellectuel garanti pour ceux qui acceptent de s’y investir.


docLe Centre de Documentation de l'UNAFORMEC

Le Centre de Documentation de l’UNAFORMEC est unique en France. Consacré à la Médecine Générale, aux soins de premier recours, à la décision médicale et à la pédagogie, il est abonné à une soixantaine de revues françaises et en langue anglaise. Les documents indexés sont sélectionnés par un comité de lecture et de sélection composé de médecins. Sa base informatisée permet de sélectionner des articles pertinents, disponibles très rapidement. Désormais, ce service de recherche sur la base de données du Centre est disponible en ligne sur notre site.

Outre BIBLIOMED, les analyses du centre de documentation, le Centre de Documentation rend plusieurs services dont la recherche et l’envoi de documents par thème ou auteur. Il peut consulter, à votre demande, des bases de données bibliographiques comme PubMed, mais aussi la Cochrane Library par exemple.

De plus, l’UNAFORMEC donne aux associations locales, à travers son Centre de Documentation, des outils pour organiser des formations (dossiers documentaires, dossiers pédagogiques...).

Depuis quelques mois, une équipe de médecin est en cours de formation pour la rédaction des Bibliomed. Certains des derniers numéros ont été rédigés par cette équipe.


bibliomedBibliomed : une information dédiée médecine générale

L’information médicale est devenue pléthorique. Vers 1990, les 30 000 articles répertoriés dans la base de données de la National Library of Medicine, représentaient le tiers des publications mondiales. Le nombre des parutions double tous les 2 ou 3 ans [1]. Comment repérer dans une telle masse de données celles qui sont réellement utiles à la décision médicale, surtout en situation de soins primaires ? Les données « sources », celles des études originales, sont véhiculées par de nombreuses revues, pour leur majorité en langue anglaise. « Il est donc évident que les médecins ne pouvant s’informer directement à la source, doivent s’adresser à des "intermédiaires" qui eux ont accès aux rapports originaux, les trient, en font la synthèse et les présentent sous une forme (très) condensée ». Bibliomed fait partie de ces intermédiaires. Depuis 1996, il présente 40 fois par an une synthèse des données les plus récentes pouvant aider à la décision sur une question précise, particulièrement en pratique quotidienne de médecine générale.

Une « veille documentaire » spécifique aux soins primaires ?

La question s’est posée dès l’origine de l’Unaformec. L’information du généraliste ne peut se résumer aux quelques synthèses d’une presse médicale française pour l’essentiel « gratuite », c’est-à-dire totalement dépendante de l’industrie. La création d’un centre de documentation spécifique et indépendant a été un choix fondateur (qui se rappelle encore les liens initiaux entre Prescrire et ce centre ?). Le centre est abonné à 30 à 40 revues internationales de qualité, dont les « 4 grandes » : BMJ, Lancet, NEJM, et JAMA. Chaque semaine, ces revues sont dépouillées par la - trop - petite équipe de Bibliomed, les articles pertinents pour la médecine générale indexés dans la base de données, certains faisant l’objet de notes de lecture.

Une sélection des informations les plus utiles permet de réaliser Bibliomed. L’analyse des données, de leur validité, de leur utilité et applicabilité au contexte de l’exercice quotidien, la réflexion sans compromis, mais sans dogmatisme, sur notre système de santé, l’indépendance totale de cette approche, sont les fils conducteurs de ce travail, qui demande une réflexion approfondie. Il nous semble, même s’il s’agit d’une utopie, que cette démarche est aujourd’hui plus que jamais indispensable à une discipline actuellement en pleine crise, mais dont la qualité est indispensable au fonctionnement du système tout entier [2].

Un choix nécessairement subjectif.

Il faut se garder de deux naïvetés : d’une part, il n’y a pas de « bonne information » ; d’autre part, il ne suffit pas de diffuser une « bonne information » pour obtenir de « bonnes pratiques » [3]. L’existence de conflits d’intérêts, qu’ils soient financiers ou intellectuels, est inhérente à l’information médicale [4]. Les choix des auteurs de Bibliomed sont évidemment subjectifs : qui peut s’arroger de définir dans l’information du jour celle qui est la plus importante ? Cependant, leur objectif – dans la droite ligne de ceux des pionniers de la FMC – est de fournir à ceux qui s’y intéressent un outil utile à la fois à la formation permanente et à la pratique professionnelle (faut-il ajouter à son évaluation ?) avec pour seule ambition une amélioration de la qualité des soins rendus à la population. Une mise en forme « modélisée ». Depuis le premier numéro (le seul dont nous n’avons plus trace !), Bibliomed se présente sous une seule page (A4, maintenant presque totalement « web ») parce que facile à lire « rapidement » dans un contexte professionnel toujours tendu. Plusieurs numéros sont parfois nécessaires pour répondre à diverses questions qui se posent sur un sujet, ce qui a fait l’objet de la publication d’un volume [5], et maintenant de dossiers mensuels dans Médecine. Nous ne prétendons pas à l’exhaustivité, mais l’ensemble, en perpétuelle reconstruction, est bien le « corpus » scientifique de notre métier.

Que dire de ces 12 années de publication ?

L’information médicale est soumise à de nombreux biais, inévitables. C’est à la profession qu’il appartient de faire les choix nécessaires, d’évaluer la qualité des parutions, de sélectionner et faire la synthèse de l’utile et du faisable, mettre en évidence les zones d’ombre et de doute… Bibliomed n’a pas les objectifs d’autres synthèses, telles les recommandations. Il se veut, au quotidien, rapporter les données factuelles utiles à la lumière d’une expertise généraliste. Si l’écriture, qui nécessite de nombreuses heures, voire journées de travail, est au départ celle d’un auteur, l’existence d’un comité de lecture assure une réelle expertise collective. Rappelons que cette expertise repose sur deux exigences : la contribution financière des lecteurs est nécessaire à l’indépendance de Bibliomed, l’engagement volontaire de nouveaux auteurs à sa pérennité : l’élaboration de tels outils est à la fois « course d’endurance » et « passage de relais ».

Pour accéder à Biliomed...


medMédecine : la revue dédiée soins primaires.

Médecine a pour objectif d'apporter aux acteurs de soins primaires, et en particulier aux médecins généralistes, une information objective axée sur l’évaluation de la pratique médicale, notamment sur les produits de santé et les stratégies thérapeutiques.
Médecine se fonde sur les principes de la médecine factuelle (Evidence Based Medicine) afin de fournir une information didactique et fiable, centrée sur le patient.
Indépendante de l'industrie pharmaceutique, Médecine ne propose pas de publicité émanant des laboratoires et bénéficie d’un comité de lecture.
Médecine répond aux exigences et aux besoins de la Formation Médicale Continue obligatoire, en proposant des avis argumentés au plus près de l’exercice réel du médecin généraliste.

Pour accéder au sommaire et s'abonner...

Pourquoi Médecine est-elle une revue importante? Par Jean-Pierre VALLEE, rédacteur en chef (vidéo)


cfmgBienvenue au Congrès Français du Médecin Généraliste.

L’UnaformeC, organisme agréé de FMC et d’EPP, a décidé d’organiser ce congrès national fédérateur : le Congrès Français du Médecin Généraliste (CFMG) a pour but d’aborder les différentes situations rencontrées par le praticien dans son environnement, en complémentarité avec les autres intervenants du système de santé.

Cette transversalité a toujours été une priorité pour l’UnaformeC dans l’objectif d’améliorer la qualité des pratiques : aussi, le CFMG sera ouvert à tous les médecins ayant à cœur de partager les valeurs médicales et sociétales. L’UnaformeC a souhaité proposer aux participants un programme scientifique de qualité ; ce programme sera élaboré et validé par un comité scientifique pluridisciplinaire, à l’image de la transversalité de notre pratique, constitué d’experts français de spécialités variées : médecine générale, cardiologie, endocrinologie, gastro-entérologie, gynécologie, médecine du travail, neurologie, ORL, pédiatrie, pneumologie, et psychiatrie.

L’UnaformeC étant agréée par les CNFMC et la HAS, ce congrès sera validant et permettra aux participants de colliger des crédits. Le détail de l’attribution des crédits FMC sera précisé pendant le congrès, en fonction de la législation en vigueur en janvier 2009.

Nous comptons vivement sur votre présence pour partager cette première édition.

Dans l’attente d’avoir le plaisir de vous accueillir à Paris en janvier prochain, Très cordialement.

Dr Philippe Bonet, Président du Congrès, Dr Michel Doré, Président de l’UnaformeC


JF_ArmogatheDisparition de Jean-François ARMOGATHE

Jean François ARMOGATHE a été un Président clef de notre maison. Il a su incarner l'Union réussie de l'ASFORMED et du GOFIMEC, en assurant la difficile succession de nos deux présidents fondateurs, Pierre GALLOIS et Albert HERCEK. Il a fédéré des personnalités fortes et emblématiques de toute notre profession et il a su les faire travailler ensemble, faisant de l'UNAFORMEC un outil d'une grande efficacité au service de notre profession. Il a porté ensuite notre réflexion commune au sein des décideurs. Il a piloté le livre blanc sur le développement de l'évaluation médicale, forçant la création de l'Andem qui est aujourd'hui la Haute Autorité de Santé. Il a convaincu les gouvernants de la nécessité d'un financement de la formation continue. La Roche Tarpéienne est près du Capitole : Notre succès a entrainé envies et rivalités et l'irruption des financements a été à l'origine des dévoiements et des vindictes que l'on sait. Il est égal. Jean François restera dans l'histoire de la FMC celui qui aura piloté l'UNAFORMEC dans sa période la plus créative et la plus prolifique.

J'en garde à jamais l'image d'un homme jovial et charismatique à la bonne humeur et au dynamisme communicatifs.

Charles HONNORAT


seminairesAccédez au programme des séminaires conventionnels

Vous avez la possibilité d'accéder aux informations concernant les séminaires conventionnels. Vous pouvez lire la description de chaque action, et les sélectionner par date et par région.

- Conditions d’inscription...
- Accédez au programme par date et par région...
- La description des séminaires de l’année 2008...
- S’inscrire aux séminaires de l’UNAFORMEC...

Pour visiter l'ensemble du site, c'est ici...


seminairesEn 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.

  • Améliorer la prévention primaire du risque cardiovasculaire
  • Diabétique de type 2 : éducation diététique
  • Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis !
  • Pourquoi et comment passer à l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
  • Alcool, tabac, cannabis, comprendre, repérer, accompagner
  • Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers
  • Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
  • Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
  • Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1 mois – 6 ans)
  • Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute
  • Dépendance personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
  • L’art de prescrire en aigu chez une personne âgée (latrogénie, bonjour les dégâts)
  • Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée
  • Voyage au cœur du sommeil : les insomnies : essai de réponses
  • Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
  • Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge et informer pour prévenir
  • Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
  • Maladies chroniques : aider le patient à gérer sa maladie
  • Généraliste et dépression : reconnaître, soigner et accompagner
  • La trisomie 21 : mieux la dépister, à moindre risque
  • Reprises de prothèses de hanche ou de genou : balance bénéfices/risques - qualité de vie

Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici 


 

Actualités de la formation: quelques séminaires ...


loupeLe médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers ?

Le généraliste a un rôle fondamental à jouer dans le dépistage des cancers. Il est important qu’il devienne un élément actif et performant en mettant en oeuvre les dépistages individuels nécessaires dans sa patientèle et en participant à l’élaboration, l’organisation, et la réalisation des programmes de dépistage collectif. Aucun programme, quel que soit le pays, n’a pu atteindre une participation suffisante de la population sans sa participation. L’objectif pour les participants est d’améliorer le dépistage des cancers, connaître les techniques utilisées, et être actif dans les programmes de dépistage.

Quatre étapes :
- Les concepts : définition et justification des dépistages
- Mise en oeuvre du dépistage
- Le généraliste et le dépistage. Améliorer la communication
- Les conditions d’un programme de dépistage. Les difficultés

Formation de 2 jours pour Généralistes. 19,2 crédits (thème prioritaire)

24 et 25 octobre 2008 - Bordeaux, Aquitaine
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : DAUT Michèle
Téléphone inscription : 05.57.01.12.16.
Mail inscription : unaformec.aquitaine@orange.fr


epauleEpaule douloureuse

Une prise en charge qui relève le plus souvent des soins primaires et une évolution souvent longue nécessitant une bonne coordination des soins et l’implication du patient. La plupart des lésions de l’épaule résultant d’un surmenage articulaire peuvent être traitées au cabinet du généraliste, sans avis spécialisé. La moitié des épisodes douloureux se résolvent dans les 6 mois et certains persistent à un an. Si les antalgiques doivent être recommandés en première intention, les AINS utilisés en courte durée en l’absence de contre-indication, l’activité doit être encouragée. Le niveau de preuve de la plupart des interventions spécialisées, incluant les infiltrations cortisoniques est relativement faible.

Il faut savoir, en se basant sur la recommandation de l’ANAES, temporiser une demande insistante d’examens complémentaires ou de consultations spécialisées inadaptées, et accompagner avec pédagogie son patient vers la guérison ou la stabilisation, mais il faut aussi savoir quels patients peuvent bénéficier d’un geste chirurgical guidé par une imagerie de deuxième intention en cas d’évolution inattendue ou de persistance des symptômes.

Objectif : permettre aux participants de diagnostiquer et prendre en charge de façon adaptée leurs patients consultant pour une épaule douloureuse ou enraidie.

Experts : un chirurgien spécialisé dans la chirurgie de l’épaule et un médecin compétent en réadaptation fonctionnelle de l’épaule.

Séminaire de 2 jours consécutifs pour généralistes. 16 crédits

4 et 25 octobre 2008 - Besançon, Franche-Comté
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : LEPETZ Thierry
Téléphone inscription : 03 81 48 55 61
Mail inscription : frfmc_secretariat@yahoo.fr


mainsLe généraliste : soins palliatifs et douleurs à domicile

Le développement des soins palliatifs et de l’accompagnement à domicile ou dans le lieu de vie habituel est une des priorités développées par la circulaire du 19 février 2002 relative à l’organisation des soins palliatifs et de l’accompagnement. Cela nécessite un travail en équipe, où le médecin généraliste est fortement impliqué. La démarche palliative prend en compte la globalité du malade, dans ses composantes physiques et psychiques, et dans son contexte familial et socioculturel. Dans cette démarche palliative, la douleur et plus globalement la souffrance sont au cœur du problème ; que la douleur soit d’origine cancéreuse ou de toute autre nature, sa prise en charge est toujours difficile. Cette formation a pour but d’aider les médecins généralistes à identifier et évaluer les freins à la prise en charge des patients en fin de vie à domicile, les différents types de douleur, mieux prescrire les morphiniques et autres antalgiques, mettre en œuvre des stratégies adaptées.

3 étapes
- Identifier les représentations sur la démarche palliative et les différents types de douleurs
- Identifier les différentes thérapeutiques
- Soulager les différentes douleurs et les symptômes d’accompagnement

Formation de 2 jours pour Généralistes. 16 crédits.
07 et 08 novembre 2008 - Celles sur Belle, Poitou-Charentes
Nombre de participants : 24
Public : Généralistes
Responsable de l'action : FERNANDEZ René
Téléphone inscription : 05.49.06.83.41.
Mail inscription : rpasquali001@cegetel.rss.fr


styloOptimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?

Une ordonnance française compte en moyenne 4,5 médicaments contre 0,8 dans les pays du Nord de l’Europe. La consommation, particulièrement forte pour certains médicaments (antibiotiques, statines psychotropes), pose problème. L’enquête nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins (Eneis) a mis en évidence que le médicament a été impliqué dans 39% des effets indésirables graves causes d’hospitalisations. Ceci renforce la nécessité de réévaluer régulièrement le bien fondé des prescriptions en tenant compte des prescriptions des autres professionnels de santé, d’une éventuelle automédication ainsi que d’une mauvaise observance. En partant des dossiers des participants et des dernières prescriptions médicamenteuses qui s’y trouvent, comment fonder les prescriptions sur les données actuelles de la science, le contexte médico-psycho-social et les valeurs et représentations du patient ?
Six étapes
− Regard sur les pratiques
− Les autres choix possibles en matière de prescriptions
− Les bonnes résolutions sont-elles réalisables ?
− Utiliser une grille « reflet d’une décision de prescription d’un médicament »
− Le vécu de l’évaluation
− Les actions à mettre en œuvre pour améliorer les pratiques
2 jours de formation pour Généralistes et toutes spécialités. 19,2 crédits (thème prioritaire).
Organisatrice: Marie-Françoise HUEZ.
Orléans les 5 et 6 décembre 2008. Informations et inscriptions: http://perso.wanadoo.fr/ucaformec/


bibliomedBibliomed 516 du 9 octobre 2008: Les verrues anogénitales de l’enfant

Le terme est préférable à celui de « condylomes acuminés », plus stigmatisant. Différentes synthèses récentes1,2 parlent d’une recrudescence de cette pathologie depuis les années 80, mais l’histoire naturelle de la maladie est en ait mal connue. L’incidence semble mieux établie pour les atteintes laryngées (papillomatose récurrente) : 1 enfant sur 400 né de mère infectée par Human Papillomavirus (HPV) aux USA serait atteint (données 1988). Les verrues génitales de l’enfant posent deux questions : la 1ère celle de la possibilité d’un abus sexuel ; la 2nde celle du choix thérapeutique, qui peut être l’abstention.

Pour s’abonner à Bibliomed.


jfaxJournal faxé du 24 septembre 2008 : Alzheimer : le diagnostic n’est pas la question centrale

La maladie d’Alzheimer pose d’innombrables questions auxquelles les récentes recommandations de la HAS n’apportent pas de ré-ponses1. Y aurait-il un gigantesque fossé d’incompréhension, totalement infranchissable, séparant ceux qui voient les malades en aval du diagnostic, et ceux qui reçoivent en amont les premières plaintes mnésiques ? Est-il vraiment si « urgent » de poser un diagnostic dans une pathologie où le médicament a finalement si peu de place ? Le véritable défi n’est-il pas, au-delà de l’aspect « médical » de la pathologie, celui d’une prise en charge décente et solidaire de la dépendance dans une société vieillissante ?
Comment faire la part des choses entre les banals oublis bénins liés à l’âge et les premiers signes d’une maladie d’Alzheimer ? La clé est-elle la multiplication des « centres mémoire » et des bilans itératifs ? Quelle est la frontière entre le « repérage » recommandé et un « dépistage » inapproprié ?

Diagnostic précoce : consensus ou non ? Un point fait consensus : « Le diagnostic précoce n’est recommandé dans la maladie d’Alzheimer que s’il est accompagné d’un engagement de prise en charge ». Mais ce diagnostic précoce évoqué dans la plupart des publications, celle de la HAS comprise, est bien difficile à différencier d’un dépistage puisqu’il est également recommandé de faire l’évaluation nécessaire, de préférence dans le cadre d’une consultation mémoire spécialisée, « dès les premiers symptômes ». La plainte mnésique est fréquente en soins primaires, plus encore depuis l’immense « bruit de fond Alzheimer » : le problème est moins celui du diagnostic précoce que celui de la cohérence de la décision médicale en amont, sauf à multiplier à l’envi les structures spécialisées.

Le défi de la dépendance. L’augmentation régulière de l’espérance de vie pose de difficiles problèmes aux proches (la lourde charge du maintien à domicile du parent dépendant) et au système de soins (les hospitalisations non programmées, la multiplication de structures adaptées…) Confier au généraliste, parce que le plus proche du malade et de son aidant principal, le rôle privilégié de coordonner les démarches et soins nécessaires est une louable intention, mais lui reprocher tantôt de négliger les plaintes, tantôt de leur donner trop d’importance ne procède pas de cette logique… Retour à la case « diagnostic » : si l’on admet que les seules réelles possibilités actuelles de prise en charge d’un patient dépendant sont des mesures d’accompagnement d’ordre médico-social, dans le cas le plus habituel d’une rareté abyssale, quel est le « juste moment » pour le diagnostic ?

Les vrais enjeux. Le malade « dément » n’est pas objet passif de soins, mais une personne, jusqu’à la fin. Le caractère inéluctable de l’évolution de la maladie, l’impossibilité de guérison, posent des questions fondamentales sur la « vérité à dire », et quand la dire, ne serait-ce que pour anticiper sur les difficultés prévisibles, les aides envisageables, mais aussi l’aide aux aidants, la protection du patient « incompétent », la prévention de la malnutrition, de la maltraitance, le recours à l’institutionnalisation... Les besoins spécifiques de ces malades et les conditions de l’environnement concourent à créer plus vite que dans d’autres situations un épuisement des soignants. Que les généralistes puissent jouer un rôle central est une nécessité, mais ils ne peuvent à l’évidence l’assurer seuls, ni assumer les incohérences d’un discours dominant fondé sur la prise en charge médicamenteuse et spécialisée

JP VALLEE

1. HAS. Diagnostic de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées. Mars 2008.

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