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- Editorial : c'est la rentrée... législative.
- JNMG 08
- Le nouveau site web de l'UNAFORMEC : accéder au programme des séminaires conventionnels
- FPC 2008 et quelques séminaires...
- Bibliomed Hors série du 4 septembre 2008 :Bibliomed : une information dédiée médecine générale
- Journal faxé du 10 septembre 2008 : évaluation des pratiques: réaité ou mythologie ?
- Les actualités de l'UNAFORMEC
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Editorial : c'est la rentrée... législative.
Le projet de loi "Patients, santé et territoire" ou plutôt "Hôpital, patients, santé et territoire" selon le dernier titre qui circule sur internet, devrait être voté au parlement avant la fin de l'année. C'est un projet ambitieux, puisqu'il se veut rénover le système de santé, à travers 4 principaux chapitres :
Population et Prévention: ce chapitre est construit autour du Rapport FLAJOLET, et vise à développer la lutte contre les inégalités de santé, et officialise la place de l'éducation thérapeutique. Elle prône également les coopérations interprofessionnelles.
Accès de tous à des soins de qualité reprend les grandes lignes des EGOS. C'est ce chapitre qui évoque la FMC.
La modernisation des établissements de santé s'appuie largement sur le Rapport Larcher.
Enfin, les ARS remplaceront à la fois les DRASS, les URCAM et les ARH dans l'organisation territoriale du système de santé, notamment pour la lutte contre les disparités démographiques...
Cette loi se veut donner une une part belle à la coordination, que ce soit en ambulatoire à travers le rôle du médecin traitant, au niveau des soins hospitaliers à travers des pôles centrés sur un bassin de vie, et avec la création d'Agences Régionales de Santé aux missions renforcées.
A propos de la FMC, "La formation médicale continue, qui comporte un volet relatif à l’évaluation des pratiques,
constitue une obligation pour les médecins. Elle a pour objectifs, outre l’évaluation
individuelle ou collective des pratiques professionnelles, le perfectionnement des
connaissances, l’amélioration de la qualité des soins et du mieux-être des patients, notamment
dans le domaine de la prévention, ainsi que l'amélioration de la prise en compte des priorités
de santé publique et de maîtrise médicalisée des dépenses de santé financées par la
collectivité." Plus loin: "En conséquence, les dispositions proposées visent à conforter l’obligation
de formation continue, dorénavant recentrée sur la formation à visée évaluative. Il est précisé que celle-ci vise à engager les praticiens dans une
démarche continue d’analyse de leurs pratiques au regard des référentiels
validés de bonnes pratiques. Un conseil national unique par profession
placé sous l’égide du ministère sera chargé de déterminer les priorités de
formation continue, en matière de santé publique, de maîtrise médicalisée
des dépenses de santé financées par la collectivité et de formation évaluative. Ces conseils associeront outre des représentants des
professionnels concernés, notamment la Haute autorité de santé et l’Union
nationale des caisses d’assurance maladie. Par ailleurs, l’ensemble des
financements de l’État, de l’assurance maladie seront regroupés dans un
fonds unique afin de garantir une allocation des ressources publique
conforme aux priorités établies par les conseils nationaux".
"Le Conseil national de la formation médicale continue a pour mission :
1° De proposer au ministre chargé de la santé les orientations nationales de la formation
médicale continue ;
2° De proposer les critères et modalités permettant d’assurer la qualité des programmes et
actions de formations ;
3° De donner un avis au ministre chargé de la santé sur toutes les questions concernant la
formation médicale continue ;
4° De veiller au respect par les médecins de leur obligation de formation continue ;
5° De dresser dans un rapport annuel, le bilan de la formation médicale continue. Ce rapport
est rendu public."
Nous voyons que la grande nouveauté concerne l'intégration de l'évaluation des pratiques au sein de la FMC, ce qui ne peut, à notre sens, que valoriser les démarches que soutient l'UNAFORMEC depuis toujours. Mais ce seront les décrets d'application qui vont définir les modalités concrètes de cette FMCEPP. Devant le nombre de décrets à publier pour rendre active cette loi complexe et multiple, nous ne pouvons qu'être inquiets, pour une rentrée qui s'annonce déjà chargée...
Docteur Eric DRAHI
Lire le journal faxé consacré à ce thème dans ce numéro....
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JNMG 08
L’Unaformec et la SFDRMG participent aux septièmes journées de la Médecine Générale organisées par la Revue du Praticien MG les 3 & 4 Octobre 2008 au CNIT de la Défense à Paris. Elles animeront deux ateliers à propos de « l’utilisation de Questionnaires Auto Administrés » (QAA) et des « questions à se poser pour mieux prescrire ». Elles participeront également avec les autres structures partenaires de ces journées à une table ronde sur la « consultation de prévention annuelle pour tous les adolescents ». Pour consulter l’ensemble du programme et les conditions d’inscription
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Le site web de l'UNAFORMEC : accéder au programme des séminaires conventionnels
Parmi les nouveautés du site web de l'UNAFORMEC récemment remanié, la possibilité d'accéder aux informations concernant les séminaires conventionnels. Vous pouvez lire la description de chaque action, et les trier par date et par région.
- Conditions d’inscription...
- Accédez au programme par date et par région...
- La description des séminaires de l’année 2008...
- S’inscrire aux séminaires de l’UNAFORMEC...
Pour visiter l'ensemble du nouveau site, c'est ici... |

FPC 2008
Les séminaires de FPC 2008. Le catalogue 2008 est en ligne sur le site de l'UNAFORMEC.
En 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.
- Améliorer la prévention primaire du risque cardiovasculaire
- Diabétique de type 2 : éducation diététique
- Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis !
- Pourquoi et comment passer à l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
- Alcool, tabac, cannabis, comprendre, repérer, accompagner
- Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers
- Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
- Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
- Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1 mois – 6 ans)
- Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute
- Dépendance personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
- L’art de prescrire en aigu chez une personne âgée (latrogénie, bonjour les dégâts)
- Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée
- Voyage au cœur du sommeil : les insomnies : essai de réponses
- Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
- Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge et informer pour prévenir
- Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
- Maladies chroniques : aider le patient à gérer sa maladie
- Généraliste et dépression : reconnaître, soigner et accompagner
- La trisomie 21 : mieux la dépister, à moindre risque
- Reprises de prothèses de hanche ou de genou : balance bénéfices/risques - qualité de vie
Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici
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Actualités de la formation: quelques séminaires ...
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Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute.
Parmi les événements en cause dans la perte de qualité de vie, la chute de la personne âgée est trop souvent un événement banalisé par le personnel soignant et le public. En France, les chutes sont pourtant associées à 9000 décès de personnes de plus de 65 ans et à une morbidité importante (fractures, impact psychologique, institutionnalisation, etc.) responsable de perte d’autonomie. Après une première chute, la probabilité de retomber est multipliée par 20. Un rapport de la DGS proposait notamment en 2003 comme objectif de réduire en population générale de 25% le nombre de personnes de plus de 65 ans ayant fait une chute dans l’année. En 2005, un groupe de travail coopératif francophone a élaboré un «référentiel de bonnes pratiques » sur ce même sujet. Des recommandations pour la pratique clinique ont été publiées sous l’égide de la Haute Autorité de santé (HAs) Il est possible lors de la consultation de repérer par des moyens simples la personne âgée à risque de chute. L’absence de risque est l’occasion d’aborder de façon positive la prévention qui s’adresse à tous dans le cadre du « mieux vieillir » et la mise en œuvre de programmes d’action de prévention en ce sens la personne âgée à risque de chute en pratique généraliste habituelle
Quatre étapes :
− La personne âgée à risque de chute en pratique généraliste habituelle
− Évaluer le risque de chute chez la personne âgée
− Prévenir le risque de chute et/ ou de rechute
− Pour prévenir les chutes, informer le patient et respecter son projet de vie
Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes. 19,2 crédits (thème prioritaire).
24 et 25 octobre 2008 - Celles sur Belle, Poitou-Charentes
Nombre de participants : 24
Responsable de l'action : DOURIEZ Gérard
Inscriptions: rpasquali001@cegetel.rss.fr
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Diabétique de type 2 : éducation diététiquee.
L'AFSSaPS et la HAs ont actualisé en novembre 2006 la recommandation de 1999 sur le traitement médicamenteux du diabète de type 2. Le groupe d’experts rappelle dans ce document que la première étape de toute prise en charge, et cette recommandation reste valable à tous les stades de la maladie, repose sur une hygiène de vie simple. « L'éducation thérapeutique est un volet fondamental de la prise en charge de tout patient diabétique ». Le programme national Nutrition-Santé (PNNS) 2001-2005 et le plan diabète 2002-2005 placent l’éducation diététique du patient diabétique au centre du dispositif pour une prévention du diabète et de l’obésité, ainsi que des complications cardiovasculaires qu’ils engendrent. C’est au médecin généraliste que revient en première intention cette éducation diététique, faisant appel, autant que de besoin, aux professionnels qualifiés que sont les diététiciens pour des prises en charge spécifique.
Cinq étapes
- L’hygiène de vie optimale du diabétique de type 2
- Les problèmes diététiques concrets du diabétique
- Éducation diététique du diabétique de type 2 : une organisation entre les professionnels
- Mettre en œuvre une action éducative diététique
- Améliorer l’observance diététique au long cours.
Formation de 2 jours pour Généralistes. 16 crédits
10 et 11 octobre 2008 - Rosny Sous Bois, Ile-de-France
Nombre de participants : 24
Public :
Généralistes
Responsable de l'action :
NEMORIN Michaël
Téléphone inscription :
01 48 55 91 22
Mail inscription :
medecin.dianefra@free.fr
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Le médecin généraliste et les maladies professionnelles.
Selon les statistiques du régime général de l’Assurance Maladie publiées par la CNAMTS en septembre 2006 le nombre de nouveaux cas de maladies professionnelles reconnus en 2004 par rapport à l’année 2003 a augmenté de 7.7%. Cette hausse se poursuit en 2005. On estime à 12000 nouveaux cas par an le nombre de cancers attribuables aux expositions professionnelles et seulement 2000 d’entre eux ont été déclarés et 1500 reconnus. La sous reconnaissance des cancers professionnels a trois conséquences:
− une mise en place plus difficile des mesures de prévention ;
− une prise en charge indue par la branche maladie de la Sécurité Sociale ;
− parfois un diagnostic tardif ;
− une perte des droits du patient.
Il existe un dispositif de suivi des maladies professionnelles mal connu des assurés et des professionnels de santé. Les textes existent dans le Code du travail (art .231-56) ou dans celui de la sécurité sociale (artD.461-25), mais sont peu appliqués . L’objectif est de permettre aux médecins de s’approprier la législation relative aux maladies professionnelles ou à caractère professionnel et les modalités de leur déclaration pour une juste reconnaissance des droits des patients.
Cinq étapes :
− Définir la maladie professionnelle et la maladie à caractère professionnel et identifier la législation relative aux pathologies professionnelles.
− Définir les modalités de collaboration entre médecins généralistes et médecins du travail dans la prise en charge globale du patient travailleur. Identifier des mesures de prévention.
− Évaluer les risques professionnels de leurs patients (sensibilité et/ou exposition particulières).
− Définir les différentes étapes de la déclaration de la maladie professionnelle
− Définir la place de chaque professionnel de santé dans la prise en charge du patient atteint de maladie professionnelle dans le respect des règles déontologiques.
Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes. 19,2 crédits (thème prioritaire).
3 et 04 octobre 2008 - Narbonne, Languedoc-Roussillon
Responsable de l'action : OLIVE Jean-Paul
Téléphone inscription : 04.67.20.10.03.
Mail inscription : fmclr.unaformec@wanadoo.fr
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Dépendance des personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer.
Un français sur cinq a plus de 60 ans. Parmi eux, 5 % sont confinés au lit ou au fauteuil et les 2/3 vivent à domicile. La dépendance nécessite une prise en compte globale par l’ensemble des équipes soignantes. Outre sa responsabilité dans la décision médicale, le Médecin de Famille est le principal garant d’une prise en charge adaptée. Il s’agit de permettre au médecin d’assurer les soins de 1er recours selon une démarche généraliste conforme aux recommandations et référentiels de bonne pratique et d’être le garant d’un réseau de soins coordonné centré sur le patient.
Quatre étapes :
− Identifier la perte d’autonomie
− Établir un diagnostic global de la situation du patient
− Identifier les ressources
− Aider les aidants et protéger le patient dépendant
Formation de 2 jours pour Généralistes et spécialistes de médecine physique et de réadaptation. 16 crédits.
26 et 27 septembre 2008 - Bouguenais, Pays de la Loire
Nombre de participants : 24
Public : Géné et Spé
Responsable de l'action : EUMONT Denis
Téléphone inscription : 02 40 48 47 23
Mail inscription : uraformec.pl@orange.fr
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Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
Une ordonnance française compte en moyenne 4,5 médicaments contre 0,8 dans les pays du Nord de l’Europe. La consommation, particulièrement forte pour certains médicaments (antibiotiques, statines psychotropes), pose problème. L’enquête nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins (Eneis) a mis en évidence que le médicament a été impliqué dans 39% des effets indésirables graves causes d’hospitalisations. Ceci renforce la nécessité de réévaluer régulièrement le bien fondé des prescriptions en tenant compte des prescriptions des autres professionnels de santé, d’une éventuelle automédication ainsi que d’une mauvaise observance. En partant des dossiers des participants et des dernières prescriptions médicamenteuses qui s’y trouvent, comment fonder les prescriptions sur les données actuelles de la science, le contexte médico-psycho-social et les valeurs et représentations du patient ?
Six étapes
− Regard sur les pratiques
− Les autres choix possibles en matière de prescriptions
− Les bonnes résolutions sont-elles réalisables ?
− Utiliser une grille « reflet d’une décision de prescription d’un médicament »
− Le vécu de l’évaluation
− Les actions à mettre en œuvre pour améliorer les pratiques
2 jours de formation pour Généralistes et toutes spécialités. 19,2 crédits (thème prioritaire).
Organisatrice: Marie-Françoise HUEZ.
Orléans les 5 et 6 décembre 2008. Informations et inscriptions: http://perso.wanadoo.fr/ucaformec/
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Les troubles du sommeil : une consultation spécifique. Les hypnotiques : un outil parmi d’autres.
Un français sur 6 se plaint de son sommeil. Mais cette plainte est souvent présentée en fin de consultation, banalisée derrière la demande : « Docteur donnez moi quelque chose pour dormir ».
Le risque d’accidents de la route ou du travail, d’accident cardio-vasculaire lié à des apnées du sommeil, de dépression sous-jacente ou de dépendance aux hypnotiques, se devrait d’être évalué dans un temps de consultation spécifique.
Le médecin généraliste, premier dépositaire des plaintes des patients sur la qualité de leur sommeil, est bien placé pour diagnostiquer, informer, éduquer et proposer des solutions à condition de :
Ne pas confondre insomnies et troubles circadiens du sommeil (retard ou avance de phase…).
Savoir utiliser l’échelle d’Epworth.
Dépister :
La dépression derrière l’insomnie.
Le syndrome d’apnée du sommeil (4% chez les femmes et 8% chez les hommes).
Le syndrome des jambes sans repos qui touchent plus de 5% de la population de plus de 50 ans.
L’hypersomnie idiopathique, la narcolepsie, etc.…
Travailler avec les psychiatres et les spécialistes du sommeil.
2 jours de formation pour généralistes, psychiatres ou neuro-psychiatre
Marne la Vallée les 16 et 17 octobre 2008.
Inscriptions: Secrétaire Unaformec Ile de France
Odile DEGEORGES 13 av de la République 77400 Lagny
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Bibliomed Hors série du 4 septembre 2008 :Bibliomed : une information dédiée médecine générale
L’information médicale est devenue pléthorique. Vers 1990, les 30 000 articles répertoriés dans la base de données de la National Library of Medicine, représentaient le tiers des publications mondiales. Le nombre des parutions double tous les 2 ou 3 ans (1). Comment repérer dans une telle masse de données celles qui sont réellement utiles à la décision médicale, surtout en situation de soins primaires ? Les données « sources », celles des études originales, sont véhiculées par de nombreuses revues, pour leur majorité en langue anglaise. « Il est donc évident que les médecins ne pouvant s’informer directement à la source, doivent s’adresser à des "intermédiaires" qui eux ont accès aux rapports originaux, les trient, en font la synthèse et les présentent sous une forme (très) condensée ». Bibliomed fait partie de ces intermédiaires. Depuis 1996, il présente 40 fois par an une synthèse des données les plus récentes pouvant aider à la décision surune question précise, particulièrement en pratique quotidienne de médecine générale.
Pour
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pour s’abonner à Bibliomed.
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Journal faxé du 10 septembre 2008 : évaluation des pratiques: réaité ou mythologie ?
Le projet de loi Patients- Santé - Territoire tel qu'il commence à être connu semble enfin revenir à la « vraie vie » ; « la formation médicale continue comporte un volet relatif à l'évaluation des pratiques (…). En conséquence, les dispositions proposées visent à conforter l'obligation de formation continue, dorénavant recentrée sur la formation à visée évaluatve ». On ne peut plus clairement affirmer l'ineptie d'une séparation artificielle des deux « filières ». Il semblerait par ailleurs qu'un unique conseil national de FMC assume les différentes missions de proposition, assurance de qualité et contrôle pour l'ensemble des médecins.
Il faudrait d'ailleurs sans doute parler de mythologies, tant elles diffèrent selon leurs « auteurs » chacun fixe à cette mythique EPP ses objectifs et méthodes possibles. N'allons pas jusqu'à parler des éventuelles sanctions Ubu roi ?
Une réalité incontournable.
II ne peut exister de formation permanente de professionnels sans regard sur leurs pratiques réelles, Un éditorial de G. Bardelay parlait dès 1992 des 3 strates de données nécessaires à la décision médicale : les références issues de l'évaluation, les éléments pragmatiques liés au patient, et la note personnelle d'irrationnel du médecin. Il peut être parfois difficile de faire le tri parmi les premières, du domaine des connaissances, entre l'essentiel et l'accessoire. C'est à chacun de faire le reste, du domaine des compétences, pour les deux autres strates. Formation ? Evaluation ? Les deux, bien sûr, à condition de faire l'objet d'un débat transparent et d'une action collectives à partir des pratiques individuelles. Les associations locales de FMC. en sont le lieu idéal, si elles sortent du schéma traditionnel de l'EPU et sont réellement lieu d'échanges entre pairs.
Le mythe de la qualité des soins ?
Qualité des soins ou qualité des pratiques ? Autrement dit évaluation des résultats ou évaluation des moyens 7 Le débat est ancien et sans réponse, sauf pour quelques cas d'école comme les taux de complications ou de mortalité post-opératoire, et encore le lien entre le résultat obtenu et la procédure mise en œuvre n'est pas si évident… La « qualité » est donc coût pour l'assurance maladie, norme pour le décideur, référentiel pour diverses agences, mais pour le malade ? Et pour le médecin ? La première strate qu'évoquait Bardelay n'a aucun sens sans les deux autres, ce qu'ont toujours avancé les pionniers de I'EBM.
A la recherche de « indicateurs » pertinents...
Si l'évaluation peut sembler assez simple pour ce qui concerne les procédures - rappelons in memoriam (et sans regrets) les feus « barèmes » proposés par les précédents CNFMC pour décliner les obligations des lois sur la FMC et d'EPF - elle devient infiniment complexe lorsque l'on parle de polypathologies, ou de patients « hors normes », mais tous les nôtres le sont, parce que trop,.. (âgés, jeunes, fumeurs, etc.). Ne peut-on demander - exiger, pourquoi pas - que la nécessité de regards sur les pratiques ne se traduise pas une fois encore en entreprise technocratique ? Faut-il rappeler que la dictature de la norme ne vaut pas beaucoup mieux que celle du remplissage de la salle d'attente ? Faut-il chasser les « qualiticiens » du temple ?
JP VALLEE
1- Avant-Projet loi PST. 22/8/08.
2- Bardelay G. Les trois strates. Prescrire. 1992 ; 120-341.
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