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http://www.unaformec.org/Mag/magazine074.html
- Editorial: une suspension de la publication des agréments des associations de FMC…
- Opinion: Notre système de soins ne pourra survivre sans une « refondation » des soins primaires.
- Communiqué des 3 Conseils Nationaux de FMC…
- FPC 2008 et quelques séminaires...
- Bibliomed 505 du 15 mai 2008 : Cannabis : quelle prise en charge « sociétale » ?
- Journal Faxé 433 du 14 mai 2008 : Droits du malade et fin de vie en Europe.
- Les actualités de l'UNAFORMEC sur son blog.
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Editorial: une suspension de la publication des agréments des associations de FMC…
Cher Confrère,
Vous avez pu voir dans la presse la décision des CNFMC de suspendre la publication des décisions d’agrément des associations, pour la FMC.
Cette décision a été prise au lendemain du discours de clôture des EGOS 2 le 9 avril 2008 par la Ministre de la Santé annonçant le renvoi du dispositif FMC à la loi de modernisation de l’organisation de la santé, de l’automne prochain. Cette déclaration menace l’avenir du CNFMC.
Nous craignons en effet que les CNFMC soient remplacés par une agence gouvernementale, purement administrative, qui éloignerait davantage l’organisation de la formation, de nos préoccupations.
L’UNAFORMEC est partie prenante du CNFMC, elle vous y représente.
Nous vous transmettons ce questionnaire émis par le CNFMC, auquel nous vous demandons de répondre avant le 26 mai. Vous y avez accès à l’adresse suivante : http://www.cnfmc.fr/qcm.php.
Dr Michel DORE
Président,
pour le Bureau de l’UNAFORMEC.
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Nous avons publié dans nos deux précédents numéros, sous la forme d'éditorial, une contribution de la SFDRMG. Aujourd'hui, le troisième et dernier volet est consacré à la "refondation".
Notre système de soins ne pourra survivre sans une « refondation » des soins primaires.
La qualification de soins primaires, secondaires et tertiaires est plus couramment utilisée en anglais qu’en Français, où ces adjectifs ont une connotation hiérarchique inadéquate. C’est cependant la base de toute réflexion sur le système de soins. Celui-ci ne peut être efficace et économiquement viable que si ces 3 cercles concentriques existent. Les soins primaires ne sont pas seulement les soins de premier recours, mais aussi le niveau « habituel » où se situent les besoins des patients, même après un recours ponctuel au niveau secondaire (la médecine spécialisée) ou au niveau tertiaire (l’hôpital et ses techniques « lourdes »). On peut, sans schématisation outrancière, affirmer qu’il y a pour le généraliste continuité de pratique entre la demande de parents pour un enfant enrhumé et celle du patient en soins palliatifs à domicile à la sortie du centre anticancéreux. Ce n’est qu’en explorant cette apparente contradiction que l’on peut comprendre la nécessité d’une expertise propre à ce « premier cercle ». Difficile parce que fondée dans la plupart des cas sur une « expérience professionnelle réfléchie » plus que sur les données d’études plus habituelles aux autres cercles. Difficile encore parce qu’intervenant souvent à des stades peu stéréotypés des maladies. Difficile enfin du fait de l’interaction humaine très directe et inscrite dans la durée entre un professionnel et son patient. Ces difficultés ne peuvent attirer nos futurs confrères que si la médecine générale cesse d’être considérée comme mineure par rapport aux autres disciplines et développe son expertise propre.
Cela implique une théorisation. Une formation spécifique, mais continue, est nécessaire, pour utiliser convenablement les outils de toute expertise : lecture et analyse critique, synthèse et écriture, remise en question permanente selon les données factuelles. Notre système de soins ne peut en faire « l’économie » : l’expertise en soins primaires est indispensable, à côté et en complément des autres, y compris à la demande de diverses institutions (HAs, Afssaps, CNOM, DGS…), sous peine d’une dérégulation totale du système dangereuse pour chacun d’entre nous, médecins ou patients.
Et c’est bien là une des missions de toute structure se préoccupant de formation et de pratiques professionnelles, où la complémentarité des compétences est, en soi, de plus en plus une évidence.
Pierre GALLOIS, Yves Le NOC et Jean-Pierre VALLEE.
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FPC 2008
Les séminaires de FPC 2008. Le catalogue 2008 est en ligne sur le site de l'UNAFORMEC.
En 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.
- Améliorer la prévention primaire du risque cardiovasculaire
- Diabétique de type 2 : éducation diététique
- Exploration des dysthyroïdies : arrêter le gâchis !
- Pourquoi et comment passer à l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
- Alcool, tabac, cannabis, comprendre, repérer, accompagner
- Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers
- Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile
- Obésité de l’enfant : prévenir, conseiller, accompagner
- Pourquoi, quand et comment dépister les troubles auditifs et visuels du petit enfant (1 mois – 6 ans)
- Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute
- Dépendance personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
- L’art de prescrire en aigu chez une personne âgée (latrogénie, bonjour les dégâts)
- Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée
- Voyage au cœur du sommeil : les insomnies : essai de réponses
- Le médecin généraliste et les maladies professionnelles
- Traumatismes et plaies de la main : prendre en charge et informer pour prévenir
- Optimiser l’ordonnance, certes mais pourquoi et comment ?
- Maladies chroniques : aider le patient à gérer sa maladie
- Généraliste et dépression : reconnaître, soigner et accompagner
Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici
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Actualités de la formation: quelques séminaires attrayants ...
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Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute « Ne laissons pas tomber les vieux »
La chute d’une personne âgée est souvent un événement banalisé par le personnel soignant et le public et pourtant une cause fréquente de morbi-mortalité et un facteur important parmi les évènements en cause dans la perte de qualité de vie. La prévention a fait l’objet de nombreux rapports et recommandations. Des recommandations pour la pratique clinique ont été publiées sous l’égide de la Haute Autorité de santé (HAs).
Il est possible lors de la consultation de repérer par des moyens simples la personne âgée à risque de chute (grade C). Un repérage positif doit conduire à la mise en œuvre d’une évaluation multifactorielle et des actions préventives adaptées permettent de réduire le risque (grade A). L’absence de risque est l’occasion d’aborder de façon positive la prévention qui s’adresse à tous dans le cadre du « mieux vieillir ».
Objectif : cette formation a pour but d’inciter le médecin généraliste, médecin de premier recours, amené à se rendre au domicile des personnes âgées, en réduction d’autonomie, à repérer les personnes âgées à risque de chute, et de proposer les évaluations et interventions multifactorielles nécessaires, tant au niveau individuel que collectif.
Cinq étapes :
- Repérer la personne âgée à risque de chute ;
- Évaluer son risque
- Programmer les interventions de prévention nécessaires ;
- Informer la personne âgée et / ou son entourage sur la prévention des chutes.
Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes – 16 crédits
Une des prochaines sessions se tiendra :
- les 6 & 7 juin 2008 à Perpignan Languedoc-Roussillon Généralistes ARCHIMBAUD Pierre 24 04.67.20.10.03. fmclr.unaformec@wanadoo.fr
Dépendance des personnes âgées : évaluer, prévenir, gérer
Un français sur cinq a plus de 60 ans. Parmi eux, 5 % sont confinés au lit ou au fauteuil et les 2/3 vivent à domicile.La dépendance nécessite une prise en compte globale par l’ensemble des équipes soignantes. De par sa connaissance du patient et de son environnement, outre sa responsabilité dans la décision médicale, le Médecin de Famille est le principal garant d’une prise en charge adaptée.
Objectif général : Il s’agit de permettre au médecin d’assurer les soins de 1er recours selon une démarche généraliste conforme aux recommandations et référentiels de bonne pratique et d’être le garant d’un réseau de soins coordonné centré sur le patient.
Quatre étapes :
- Identifier la perte d’autonomie
- Etablir un diagnostic global de la situation du patient
- Identifier les ressources
- Aider les aidants et protéger le patient dépendant
Formation de 2 jours consécutifs pour 24 participants [Généralistes et spécialistes : médecine physique et de réadaptation]
Une des prochaines sessions se tiendra à: Nîmes les 20 & 21 juin 2008 - 16 crédits
pour Généralistes et Spécialistes.
Organisateur:
AlainFROBERT Téléphone: 24 04.67.20.10.03. Mail fmclr.unaformec@wanadoo.fr
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Bibliomed 505 du 15 mai 2008 : Cannabis : quelle prise en charge « sociétale » ?
La consommation de cannabis est largement répandue dans la population, notamment jeune1. Ses dangers sont bien connus, qu’il s’agisse de ses effets somatiques, du risque de dépendance induit, ou des effets cognitifs ou psychiatriques (cf n°s précédents). Malgré cela, une minorité seulement des consommateurs demande une aide médicale. Les « consultations cannabis » récemment mises en place concernent une population bien particulière, surtout à la demande de la justice, de la famille ou d’un tiers2. Si le généraliste est au premier rang des intervenants possibles chez ceux qui ne demandent rien3, il ne peut être considéré comme le « gardien » d’une société à la dérive, ni assumer seul les responsabilités de la prise en charge. La société française de 2008 commence à prendre acte d’une responsabilité plus globale que celle de la simple répression.
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Journal Faxé 433 du 14 mai 2008 : Droits du malade et fin de vie en Europe.
Malgré les divergences entre pays géographiquement ou culturellement très proches, deux consensus majeurs se dégagent de l’analyse des législations : le refus de l’acharnement thérapeutique et la reconnaissance du droit au refus de soins par le patient, tant au niveau européen (Convention d’Oviedo 1997, Principes d’Ethique médicale Européenne 1987) que dans les législations française, belge et suisse1. Certains pays ont réglementé l’euthanasie active (Pays-Bas, Belgique), d’autres choisi une position intermédiaire de dépénalisation partielle (Danemark, Suisse), d’autres la refusent toujours. Le débat se poursuit à l’égard des patients incapables d’exprimer leur volonté.
La fin de vie fait l’objet de prises de positions souvent opposées quant au « choix de sa mort ». Le débat sur le « droit de choisir de mourir » a abouti à des législations différentes selon les pays. L’euthanasie active en Europe. Les Pays-bas ont totalement dépénalisé l’euthanasie et le suicide assisté en 2002, y compris chez des patients âgés de moins de 16 ans, sous réserve du respect des critères de « minutie » développés par la jurisprudence depuis 1973 et de l’avis de 2 médecins. La situation est assez analogue en Belgique depuis la loi de 2002. Le code pénal Suisse, qui permet implicitement l’aide au suicide depuis les années 1930, impose des conditions assez proches, mais ne prévoit aucun contrôle. En Espagne, l'euthanasie et le suicide assisté ne sont plus considérés comme homicide depuis 1995 lorsque le malade a fait une demande instante et réitérée, qu'il souffre d'une maladie incurable ou d'une affection entraînant des douleurs permanentes et difficiles à supporter. « Testament de vie » : directives anticipées et volonté du malade. Certains patients expriment à l’avance leurs souhaits sur les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement à la fin de leur vie. En Belgique, cette volonté s’impose aux médecins en toute circonstance. Au Danemark, elle ne s’applique qu’aux malades en phase terminale. En Suisse, des directives « suffisamment précises » (notion qui reste subjective) s'imposent au corps médical ; les autres n’ont que valeur d’indication. En France, la loi de 2005 prévoit également qu’elles n’ont qu’une valeur indicative, le médecin restant libre de choisir les suites médicales dans le respect d’une procédure collégiale. Le rôle d’un « mandataire » désigné (personne de confiance) pour exprimer cette volonté est généralement admis (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Suisse, France). En Angleterre, la jurisprudence admet la force obligatoire des testaments de vie sous conditions, sous la seule responsabilité du médecin. Pratiques réelles. Selon l’enquête EURELD2 (6 pays européens), les médecins prennent une décision susceptible d’abréger la vie dans un à 2 décès non soudains sur 3. Il s'agit principalement d’intensifier le soulagement de la douleur ou des autres symptômes, éventuellement avec un risque de mort (de 57% à 95% des décès), plus rarement avec intention explicite de la hâter (2% en Italie, 21% en Suisse) ; parfois de ne pas mettre en oeuvre ou arrêter un traitement, mais aussi d’administrer ou prescrire des substances létales (situation qui reste rare). Patients ou familles sont généralement associés à la décision (68% en Italie, 95% aux Pays-Bas).
JP VALLEE
1 Benhamou J et al. La fin de vie en droit comparé. Sur http://www.droit.univparis5. fr/16080/cddm/
2 Bilsen J. La fin de vie en Europe : le point sur les pratiques médicales. Populations et sociétés. 2007;430:1-4.
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