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Le
Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel |
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Pierre GALLOIS, Yves Le NOC et Jean-Pierre VALLEE. |
Les CNFMC, ayant pris acte lors du discours de clôture des EGOS le 9 avril 2008 par la Ministre de la Santé, du renvoi du dispositif FMC à la loi de modernisation de l’organisation de la santé, de l’automne prochain, décident : |
FPC 2008 Les séminaires de FPC 2008. Le catalogue 2008 est en ligne sur le site de l'UNAFORMEC.
En 2008 l’Unaformec vous propose les thèmes de formations suivants.
Visualisez le programme (dates et lieux) et le formulaire d'inscription en cliquant ici |
| Actualités de la formation: quelques séminaires attrayants
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La prévention du risque iatrogénique fait partie des objectifs prioritaires de santé publique, notamment chez les personnes âgées. La consommation pharmaceutique journalière moyenne des personnes âgées de plus de 65 ans vivant à domicile est de 3,3 médicaments pour les 65-74 ans, de 4 pour les 75-84 ans et de 4,6 pour les 85 ans et plus, les femmes consommant plus que les hommes. Cette polymédication est facilement explicable en raison d’une part de l’association fréquente chez la personne âgée de comorbidités et d’autre part de consultations de plusieurs médecins, généraliste et spécialistes, de façon plus ou moins coordonnée, sans compter les risques dus à l’automédication. Le risque de réactions défavorables augmente avec le nombre de médicaments prescrits, et les effets néfastes sont plus fréquents et plus graves chez les personnes âgées. Ils seraient responsables de 3 à 20% des hospitalisations. Chutes accidentelles chez les personnes âgées : repérer le risque et prévenir la chute « Ne laissons pas tomber les vieux »La chute d’une personne âgée est souvent un événement banalisé par le personnel soignant et le public et pourtant une cause fréquente de morbi-mortalité et un facteur important parmi les évènements en cause dans la perte de qualité de vie. La prévention a fait l’objet de nombreux rapports et recommandations. Des recommandations pour la pratique clinique ont été publiées sous l’égide de la Haute Autorité de santé (HAs). Il est possible lors de la consultation de repérer par des moyens simples la personne âgée à risque de chute (grade C). Un repérage positif doit conduire à la mise en œuvre d’une évaluation multifactorielle et des actions préventives adaptées permettent de réduire le risque (grade A). L’absence de risque est l’occasion d’aborder de façon positive la prévention qui s’adresse à tous dans le cadre du « mieux vieillir ». Objectif : cette formation a pour but d’inciter le médecin généraliste, médecin de premier recours, amené à se rendre au domicile des personnes âgées, en réduction d’autonomie, à repérer les personnes âgées à risque de chute, et de proposer les évaluations et interventions multifactorielles nécessaires, tant au niveau individuel que collectif. Cinq étapes : - Repérer la personne âgée à risque de chute ; - Évaluer son risque - Programmer les interventions de prévention nécessaires ; - Informer la personne âgée et / ou son entourage sur la prévention des chutes. Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes – 16 crédits Deux des prochaines sessions se tiendront : - les 30 & 31 mai 2008 à Noisy le Grand - Responsable Dr Elisabeth Chorrin-Cagnat - Contact 01.48.99.83.83 -FMC.CRETEIL@wanadoo.fr - les 6 & 7 juin 2008 à Perpignan Languedoc-Roussillon Généralistes ARCHIMBAUD Pierre 24 04.67.20.10.03. fmclr.unaformec@wanadoo.fr Sevrage tabagique en soins de premier recoursEn l’absence de toute aide pharmacologique ou non pharmacologique à l’arrêt, les taux de sevrage tabagique apparaissent faibles, de l’ordre de 3 à 5% à 6-12 mois. La plupart des rechutes surviennent au cours des 8 premiers jours de l’arrêt. Parce que le tabagisme est un comportement renforcé par une dépendance, dont la nicotine est principalement responsable, seule une minorité de fumeurs parvient à une abstinence permanente dès la première tentative d’arrêt, alors que la majorité persiste dans une consommation de tabac sur plusieurs années selon une alternance de périodes de rechutes et de rémissions. Les recommandations actuelles insistent sur l’accompagnement des fumeurs, avec une association d’un traitement médicamenteux en cas de dépendance physique forte, et d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en cas de dépendance psychologique. Ce séminaire se veut pragmatique, en abordant par des exercices, les différentes prises en charge (dont le traitement médicamenteux), et en proposant une initiation à l’entretien motivationnel, avec des outils directement utilisables en consultation. Ce séminaire n’abordera pas le problème des adolescents, plus complexe, notamment en raison des polytoxicomanies et de l’abord de la prévention primaire, ni celui de la grossesse. Il n’abordera pas, volontairement, les problèmes liés à l’alcool. En effet, le sevrage de l’intoxication alcoolique est souvent une priorité sur celle du tabagisme, en raison de la déstructuration sociale fréquemment associée. Objectifs : Orléans, 16 et 17 mai 2008, pour médecins généralistes. 16 crédits. Inscriptions vial le site web http://perso.wanadoo.fr/ucaformec/ |
Journal Faxé 431 du 30 avril 2008 : Révolutionnaire, l'Académie de Médecine ?Le Journal Faxé de l’UnaformeC se veut le lien concret et répété entre notre cadre de référence – notamment nos préoccupations de qualité des soins au service de nos patients – et la « vraie » vie, la nôtre au jour le jour, celle de nos patients. L´Académie de médecine a fait réaliser en février dernier par l’institut BVA une enquête sur « le rôle et la place du médecin généraliste en France ». Une étude quantitative a été menée auprès de 2 échantillons représentatifs de 1000 français et 500 médecins généralistes. Une étude qualitative a été faite auprès de 4 groupes, 2 de médecins, 1 d´internes et 1 d’étudiants tentés par la médecine mais y ayant renoncé. Au vu des résultats, les académiciens rappellent l’urgence d’une véritable revalorisation de la médecine générale, le besoin d’une communication réelle sur ce métier. Ils proposent des solutions concrètes dans ces 2 domaines(1). En tout cas, certaines propositions peuvent surprendre de la part de cette vénérable institution, notamment sur les besoins de « démocratiser » les études et de repenser les modes de rémunération. Une profession plébiscitée par 91% de nos patients, mais… Pour plus de la moitié d’entre eux, le métier de médecin est l’un des 3 métiers les plus prestigieux avec les enseignants (36 %) et les infirmières (31 %). Plébiscite donc, mais… paradoxe : le métier est peu attractif, arrivant seulement en 5ème position. 14% seulement des français ont envisagé de l'exercer ; 20% seulement des 15-17 ans souhaiteraient suivre des études de médecine ; les jeunes qui y ont renoncé invoquent l´angoisse des concours et la longueur d’études jugées socialement discriminantes. Au total, un français sur 2 estime que le système de soins s’est dégradé ces 10 dernières années, et que c’est plus marqué encore pour les généralistes. Les généralistes eux-mêmes sont encore plus pessimistes sur l’avenir du système. Médecins installés : une image plutôt positive de leur profession ; étudiants : des conditions d’exercice imaginées difficiles et contraignantes. Les uns jugent pourtant plutôt favorables les changements récents : « désacralisation » de la parole médicale, rôle plus actif et plus expert du patient d’une part, épanouissement personnel plus facile d’autre part (moins de gardes, moins de visites, des regroupements…), même s’ils regrettent l’évolution vers une forme de « prestation de service », au moins chez certains de leurs patients. Les autres craignent une activité chronophage, la difficulté à concilier vie professionnelle et vie privée, une impression de « sous-qualification » par rapport aux autres spécialités, la peur d’un engagement sur les décennies à venir… Les problèmes de non-rémunération de certaines activités (prévention, éducation thérapeutique, etc.) sont importants. La crainte de la solitude de l’exercice est réelle. Les recommandations des académiciens. Ils proposent d´augmenter les bourses pour les étudiants des milieux les plus défavorisés, d´ouvrir le numerus clausus (effets dans 10 ans…) et de multiplier les expériences concrètes en médecine générale au cours des études. Ils recommandent aussi de limiter la responsabilité des médecins généralistes et simplifier la part « administrative » de l’exercice, favoriser les regroupements, surtout en zones démédicalisées, repenser le mode de rémunération, en particulier pour les activités « non actées » comme la prévention et le dépistage, et proposer très tôt dans les études des mesures d’incitation à l’exercice en zone défavorisée, en évitant toute coercition en fin d’études. Révolutionnaire, non ? JP VALLEE 1. Hermange MT et al. Le rôle et la place du médecin généraliste en France. Sur www.academie-medecine.fr Pour lire tous les autres Journaux Faxés (accès libre) … |
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