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Le Magazine de l'UnaformeC - Bimensuel
Numéro 62 du jeudi 15 novembre 2007.


  • Éditorial: une campagne sur la dépression par l’ I.N.P.E.S
  • Accéder à son portefeuille de crédits sur le site web de l'UNAFORMEC.
  • AGORA Formation: pour le Développement Professionnel Continu.
  • FPC 2007 : la liste des séminaires agréés pour l'UNAFORMEC
  • FPC 2007 : Décision médicale partagée : pour une pratique centrée sur le patient, Prescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée, généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile.
  • Bibliomed 482 du 15 novembre 2007: Médecins et patients face à l’obésité
  • Journal Faxé du 14 novembre 2007: Travailler peut nuire à la santé.
  • Les actualités de l'UNAFORMEC sur son blog.
  • Les nouveaux numéros directs de téléphone des services de l'UNAFORMEC


descampsÉditorial: une campagne sur la dépression par l’ I.N.P.E.S

Il faudra s’y faire ! Dorénavant la santé sera aussi l‘objet de grands plans médiatiques à destination des professionnels et du grand public.
Thème numéro 1 : la Dépression.
Objectifs : Améliorer le recours aux soins, améliorer la connaissance et la prise en charge de la maladie, faciliter le dialogue avec les proches et les professionnels de santé.
Cibles : professionnels et grand public
Outils : Depuis le 29 octobre et jusqu’au 11 novembre, diffusion de spots télé de 30 secondes pendant la pub mettant en scène des acteurs jouant des déprimés, flashs radio décrivant quelques signes majeurs de la dépression et enjoignant à consulter son médecin si l’on se reconnaît dans cette description, site internet*, numéro de téléphone* ouvert du 8 octobre au 31 décembre 2007 !
Un dépliant synthétique et un guide de 90 pages en 500 000 exemplaires.
Quelques réflexions à la lecture de ces documents :
Pas de Médecin généraliste dans le groupe de travail ! quand on sait que ce sont ces médecins que consultent en priorité les déprimés.
Rien sur les dépressions d’expressions différentes : les somatisations, les dépressions agies des adolescents et jeunes adultes.
Il y est conseillé d’adresser en priorité au psychothérapeute (les psychothérapies sont présentées avant les antidépresseurs!), certes nous retrouvons là une partie des recommandations de l’H.A.S. mais qui peut bénéficier d’une psychothérapie en province, sachant que les consultations par les psychologues ne sont pas remboursées, et que les listes d'attentes pour les psychiatres sont de plusieurs mois ? Une évaluation de cette campagne est-elle prévue ? si oui sous quelle forme et auprès de quels professionnels ?

Docteur Annie DESCAMPS, psychiatre.
*www.info-dépression.fr
*0821222324


creditsAccéder à son portefeuille de crédits sur le site web de l'UNAFORMEC.

L'UNAFORMEC met à la disposition des médecins adhérents un portfolio des crédits de FMC et d'EPP acquis depuis l'année 2005.
En vous connectant sur notre site, vous pourrez accéder à votre portfolio personnel, concernant les crédits de FMC et d'EPP acquis au cours des actions organisées par l'UNAFORMEC nationale.
Vous pourrez aussi saisir dans une zone confidentielle toutes les informations concernant votre FMC et votre EPP. Ces informations sont confidentielles et sous votre responsabilité.
Une charte de confidentialité garantit la confidentialité des informations.

Ces services sont réservés aux adhérents à l'UNAFORMEC. Très provisoirement, ces informations sont ouvertes à tous les médecins ayant participé à nos actions.

Un mail a été envoyé récemment aux médecins inscrits à l'une de nos formations, ayant une adresse électronique. Si vous n'avez pas reçu ce mail, vous pouvez demander votre code d'accès en suivant ce lien…


 

agoraAGORA Formation: pour le Développement Professionnel Continu.

La session de décembre vous propose les modules suivants:


Mieux Communiquer  (troisième niveau) (PNL3)
ECOUTER vraiment !!
Les « ancres » en PNL et les mots qui parlent grâce au meta-modèle.


Améliorer votre pratique médicale en contrôlant vos émotions (GST)
Calmez-vous ! Entraînez-vous à gérer votre stress


Négociation (NEG)
Négociez "gagnant-gagnant" avec vos patients et vos partenaires


Réussir sa soirée de FMC                       


Partage d’expériences de gestion financière (PEGF)
Votre association satisfait-elle aux obligations réglementaires ?


Écrire un référentiel.
Vous n'avez pas de référentiel pour votre pratique...créez-le.

voir Visualiser le programme

te Télécharger le programme au format pdf


fcpFPC 2007: la liste des séminaires agréés pour l'UNAFORMEC, pour généralistes, spécialistes et généralistes et spécialistes.

Pour accéder à la liste de tous les séminaires classés par :

- date…
- thème
- région…
- page des séminaires de FPC 2007…

Vous pourrez accéder aux dates, lieu et organisateurs des séminaires. Vous pourrez télécharger un bulletin d'inscription à adresser à l'association.


Quelques séminaires de l'UNAFORMEC…

mainsDécision médicale partagée : pour une pratique centrée sur le patient.

La prise de décision, ne serait-ce que d’attente, conclut toute consultation médicale. Mais comment la prenons-nous ? Et d’ailleurs qui la prend ? Qui décide quand ce patient, éventuellement poussé par son entourage, ses proches, demande un dosage de PSA – « j’ai 50 ans et, n’est-ce pas Docteur… » ; quand cette mère de famille préfère pour sa fille malade des antibiotiques – « si, si, je sais bien qu’il n’en faut pas trop, mais si elle est malade trop longtemps, je ne sais pas comment je vais pouvoir faire » ; et tant d’autres, tous les jours, y compris ces patients qui commencent à arriver en consultation avec un gros dossier tout droit sorti d’Internet, persuadés qu’ils en savent déjà beaucoup (plus que le « docteur » ?). Partager une décision avec le patient ne s’improvise pas. Les acteurs ne sont pas les 2 seuls protagonistes évidents. Il y a aussi les données scientifiques – encore faut-il savoir les choisir, les adapter à la situation présente, et les communiquer intelligiblement à un « non-initié » -  et les données économiques – on ne peut plus ignorer l’omniprésence du « payeur », quel qu’il soit. De nombreuses variables interagissent dans le temps bref de la  consultation : les réactions du patient, ses besoins particuliers, sa psychologie, mais aussi ceux du médecin…
Trois étapes

  • Les concepts
  • Le socle scientifique et contexte
  • La mise en situation

Formation de deux jours consécutifs pour médecins généralistes et spécialistes (toutes spécialités).
Prochaine session : Mulhouse les 23 & 24 novembre
Responsable Dr JC Tschimber – Contact : 03 89 46 49 16 – fmc68@wanadoo.fr


hypolPrescription des hypolipémiants : évaluer et informer pour une décision partagée.

Toutes les études épidémiologiques ont montré une relation croissante, continue et linéaire entre les chiffres de cholestérol ou de pression artérielle et la morbi-mortalité cardio-vasculaire. Par ailleurs les études d’intervention centrées sur les facteurs de risque cardio-vasculaire ont montré le même parallélisme entre la réduction de ces chiffres et celle du risque cardio-vasculaire. Mais le suivi à long terme de cohortes telles celle de Framingham a montré qu’on ne pouvait se contenter de considérer isolément l’un ou l’autre des facteurs de risque et que le risque cardio-vaculaire était bien multifactoriel conduisant à la notion de risque cardio-vasculaire global pour définir la prise en charge du patient et à considérer que cette prise en charge n’est sans doute pas optimale, certains patients étant surtraités et d’autres insuffisamment.
L’objectif de cette formation est de permettre aux participants, à partir d’une analyse des recommandations et des données actuelles de la science d’évaluer le risque cardiovasculaire de leurs patients et de repréciser les modalités de prise en charge non médicamenteuse et médicamenteuse d’un patient présentant une dyslipidémie.
Quatre étapes :

  • La prise en charge initiale du patient dyslipidémique :
  • La première consultation
  • Programmer une surveillance clinique et biologique du traitement
  • Consulter EBM pour partager la décision

Séminaire de 2 jours consécutifs pour médecins généralistes et spécialistes (pathologie cardio-vasculaire).
Prochaine session : Bordeaux les 7 & 8 décembre 2007
Responsable : Dr D Reynolds - Contact 05 57 57 17 75 – unafaqui@cegetel.net



lit Le généraliste : soins palliatifs et douleur à domicile

7 Français sur 10 (70%) meurent à l’hôpital ou en institution alors que le souhait de ces mêmes Français, dans les différentes enquêtes, est de mourir à domicile. C’est pourtant possible dans de bonnes conditions. Les soins palliatifs visent à obtenir un accompagnement de qualité jusqu’au terme de la vie et devraient s’intégrer dans la pratique de tous les soignants, à domicile comme à l’hôpital, et en continuité de soins entre le domicile et l’hôpital. La démarche palliative prend en compte la globalité du malade, dans ses composantes physiques et psychiques, et dans son contexte familial et socioculturel. Dans cette démarche palliative, la douleur et plus globalement la souffrance sont au cœur du problème. Mais que la douleur soit d’origine cancéreuse ou de toute autre nature, sa prise en charge par le médecin généraliste est toujours difficile au domicile du malade en raison de l’environnement et des moyens techniques réduits par rapport à l’hôpital.
L’objectif de cette formation est d’aider les médecins généralistes participants à mettre en œuvre des stratégies adaptées et mieux prescrire les antalgiques,  afin que toute personne qui souhaite mourir à domicile puisse bénéficier de soins palliatifs et d’un accompagnement adapté à son état de santé et à son contexte socio­familial.
Quatre étapes :

  • La démarche palliative
  • La douleur nociceptive
  • Les autres douleurs et symptômes d’accompagnement
  • Le travail en équipe ou en réseau pour optimiser la prise en charge de la douleur a domicile

Séminaire de 2 jours consécutifs pour médecins généralistes.
Prochaine session : Le Mans (72) les 14 & 15 décembre 2007.
Responsable : Dr JF Rossard. Contact 02 40 48 47 23 – uraformec.pl@orange.fr


bibliomedBibliomed 482 du 15 novembre 2007: Médecins et patients face à l’obésité
L’obésité semble de plus en plus se répandre dans nos sociétés développées sous forme épidémique, avec des déterminants et des conséquences connus en terme de mortalité et morbidité, bien être somatique, psychique et social1. L’approche diététique associée à une réduction de la sédentarité est la base de toute amélioration2, médicaments et a fortiori chirurgie n’étant que des palliatifs. Pourtant, les résultats à long terme de tous les programmes de perte de poids (à l’exception de la chirurgie) sont peu satisfaisants pour le patient parce que la perte de poids est minime et souvent suivie d’un phénomène de yo-yo mal perçu. Ces échecs seraient ils liés à une approche purement « comptable » de l’équilibre nécessaire entre apports et dépenses énergétiques, sans tenir compte de ce qui pose réellement problème au patient ? Une analyse genevoise apporte des éléments de réflexion à ce sujet

Pour lire la suite… (réservée aux abonnés à Bibliomed) et pour s’abonner à Bibliomed.


jfaxJournal Faxé du 14 novembre 2007: Travailler peut nuire à la santé.
L’express du 4 octobre dernier salue l’ouverture de la conférence sociale1. La journaliste rappelle que c’est la récente série de suicides dans l’industrie automobile qui a frappé les esprits, d’autant que l’un d’entre eux a été reconnu comme accident du travail.  Selon l’Express, il est possible que la crise de l’emploi ait longtemps occulté le problème des conditions de travail, et de leurs conséquences en termes d’accidents, de maladies ou de stress… La réunion des partenaires sociaux – gouvernement, patronat et syndicats – avait pour but de clarifier la situation et faire des propositions concrètes. « Il n’est pas certain que cela suffise pour que, demain, les français retournent au boulot avec le sourire »…

Le travail rend malade et peut même tuer ? Ce n’est pas vraiment une question nouvelle, même si ce n’est pas encore une grande cause nationale… La conférence sociale qui s’est réunie le 4 octobre dernier sur les conditions de travail voulait faire un constat des lieux.

La France a – heureusement - nettement réduit le nombre des drames professionnels. Par rapport aux années 80, il y a 2 fois moins d’accidents graves et 3 fois moins d’accidents mortels. Il y aurait pourtant encore eu, selon l’hebdomadaire, 1388 décès en 2006, dont 2/3 par accident. « Premières concernées, les firmes du BTP ont fait de gros efforts pour améliorer la sécurité sur les chantiers », comme dans la filiale britannique de Bouygues où l’objectif annoncé de « zéro incident entraînant un arrêt de moins de 3 jours » a été atteint grâce à la prévention (superviseurs et formation). Mais les syndicalistes soulignent de leur côté que « pour un salarié, déclarer un accident du travail léger, c’est prendre le risque d’être considéré comme un fainéant »…

Le nombre des maladies professionnelles a doublé entre 2000 et 2006. Au premier rang, les troubles musculo-squelettiques (TMS), multipliés par 10 en 10 ans, touchent de plus en plus de professions : conséquences de gestes mécaniques répétitifs, de mauvaises positions, ou de la nécessité de travailler plus vite. « Les salariés de la sous-traitance sont particulièrement vulnérables, tout comme les intérimaires, qui n’ont pas forcément le temps d’être bien formés, ou les seniors, amenés à prolonger leur vie active ». On en mesure mal les conséquences à long terme, comme celle des manipulations de produits toxiques, amiante en tête - « 50 000 à 100 000 décès d’ici à 2030 ? » -, mais aussi les éthers de glycol utilisés pour les peintures, les dérivés du benzène, les poussières de bois, les nanoparticules et sans doute bien d’autres à venir…

Le « stress professionnel » parent pauvre de la santé au travail ?  « Tabou dans les entreprises, qui craignent d’ouvrir la boite de Pandore, et culpabilisant pour les salariés, qui n’osent pas l’évoquer […] : pour 75% des français, le mot ‘stress’ décrit le mieux la façon dont les gens vivent leur job ». On reconnaît comme conséquences du stress au travail les troubles anxio-dépressifs et cardiovasculaires, mais il est possible que l’on en sous-estime l’ampleur et la gravité.
A l’issue des débats de la conférence a été annoncée l’ouverture de négociations sur trois thèmes : les conditions de travail dans les petites entreprises, le renforcement des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, et le droit d’alerte des salariés. 
JP VALLEE
1Lion V. Travailler peut nuire à la santé. L’express. 2007;2935:78-9.

JP VALLEE

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