Éditorial: Formation et pratique: 30 ans de l'UNAFORMEC.
La HAS avait agréé à titre provisoire de nombreuses structures pour organiser l’EPP. Il semble logique qu’elle s’appuie maintenant sur les résultats obtenus et l’évolution des concepts pour donner de nouveaux agréments ou en retirer d’autres.
Clarification nécessaire : aucun financement « intéressé » ne doit bénéficier de ce regard sur les pratiques réelles. Mais l’affirmation persistante – au moins dans les discours – qu’il y a dichotomie structurelle entre ces deux aspects du développement professionnel nous apparaît inquiétante pour l’avenir du système de soins. La récente expertise de l’IGAS1 soulignait à juste titre combien les faits sont têtus
Le conseil d’administration de l’Unaformec a été informé des « bruits de couloirs » autour de la FMC et de l’EPP ; ce qui nous permet de réaffirmer certaines données incontournables…
Les principes mêmes de la pédagogie d’adultes ne permettent pas de séparer la formation de la pratique. Il faut rappeler sans cesse qu’il s’agit de la définition même de « l’andragogie » : elle suppose une analyse des pratiques avant (pour définir les besoins réels de formation), pendant (pour repérer les « leviers » sur lesquels il est possible d’agir et « reconstruire » les bons réflexes) et après (pour en évaluer les retombées en termes de qualité des soins). Que nous – les professionnels de santé dans leur ensemble – n’ayons pas toujours su appliquer au mieux ce principe sur lequel s’est développée la FMC depuis 30 ans est une chose. Que sous le prétexte que l’idéal n’est pas atteint on tente à nouveau de séparer FMC et EPP en y introduisant le maximum de complexité administrative traduit au minimum une profonde méconnaissance des réalités du système de soins.
L’enregistrement en continu des données des pratiques et de leur évolution est l’une des bases d’un système de santé moderne. Ce pourrait être une retombée importante de l’EPP, le système de soins français comblant son retard dans ce domaine. Comme dans certains pays anglo-saxons ou nordiques, il paraît logique de susciter la création de « registres », où le rôle des organismes agréés pour l’EPP, indiscutable si l’on veut éviter des dépenses redondantes, reste à définir… Faute de réflexion préalable – et multipartenariale - sur les objectifs de ces registres, leur champ d’investigation, les moyens financiers nécessaires, les indicateurs utiles, etc., il paraît douteux que s’opère cette moderne transmutation du plomb (des pratiques douteuses) en or (des pratiques vertueuses).
Il ne peut y avoir de « suspicion » sur l’origine des fonds nécessaires. L’EPP des salariés, hospitaliers ou non, est de la responsabilité financière de l’employeur. Les libéraux sont - théoriquement – leur propre employeur. La garantie d’indépendance et de neutralité des programmes d’évaluation assurés par les organismes agréés est essentielle. La nécessité d’égalité de traitement des professionnels devant la loi l’est tout autant. Il est sans doute inopportun qu’interviennent des financements privés dans ce processus, malgré toutes les chartes d’indépendance imaginables. Mais il ne reste alors que l’hypothèse d’un financement public, soit directement, soit par augmentation des honoraires… La décision sur ce point devrait très logiquement précéder toute procédure administrative.
JP VALLEE
1 D’Autume C, Postel-Vinay D. Mission relative à l’organisation juridique, administrative et financière de la formation continue des professions médicales et para-médicales. Rapport n° 2006-002 (voir Journal faxé n°346, sur www.unaformec.org)
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Opinion: Réflexions sur l’appartenance
Nous arrivons presque à la fin d’une législature qui se terminera en décembre 2007.
Je vous propose une réflexion sur le sens de l’adhésion à l’UNAFORMEC.
Au début était l’intérêt de la découverte et l’enthousiasme qui s’y rattachait.
Au début était, le plaisir de l’autonomie, l’émancipation vis-à-vis de l’Université et la prise en mains de nos propres destinées.
Au début était bien sûr le naïf émerveillement devant la pédagogie et la promotion par la FMC, certes vécue comme une nécessité mais aussi comme un enrichissement personnel.
Au début était le bénévolat avec le plaisir de donner, mais aussi la découverte de soi et des autres et l’indispensable convivialité.
Les besoins étaient grands dans la profession dans tous ces domaines et le métier de médecin plus tranquille sur le plan administratif.
Puis, comme tout travail mérite salaire, les médecins ont vu arriver avec plaisir l’argent, dont vous savez qu’il pollue tout, mais que pourtant chacun recherche avec constance et bonne conscience.
La structuration du réseau était non seulement une exigence du ministère qui nous soutenait mais une nécessité pour allier des forces allant dans le même sens de l’amélioration des pratiques et du service rendu au malade.
La commission pédagogique assurait la diffusion de la pédagogie interactive sur tout le territoire.
Le lien entre les individus était fort, entretenu par les séminaires nationaux ou loco-régionaux, par les écoles successives de l’Unaformec, par l’appartenance à cette grande famille où science, conscience, pédagogie et animation donnaient le délicieux sentiment d’être un peu plus que médecin.
Mais on s’est habitué à la pédagogie et à l’animation, les générations se sont peu renouvelées, les besoins ont diminué, le métier est plus difficile, la société a changé, les familles de médecins ont revendiqué le droit à une vie extra professionnelle.
Le gouvernement a beaucoup légiféré, chaque structure du réseau a grandi en organisation, en compétence et peut légitimement aujourd’hui assurer en proximité ce qui était de niveau national.
Bref, le paysage n’est plus le même et le scénario non plus.
Dans ces conditions nouvelles que signifie « Etre de l’Unaformec » ?
Je ne rappellerai pas les raisons pédagogiques, scientifiques, administratives et politiques qui sont évidentes et légitimes et, en particulier, la nécessité de s’unir pour peser sur les événements et avoir l’oreille des décideurs.
J’insisterai, par contre, sur des raisons plus profondes et plus humaines :
Le sentiment d’appartenance est lié,
- à l’estime et la reconnaissance des personnes,
- à la contribution de chacun au bon fonctionnement de l’institution ou de la famille,
- à la prise de responsabilités au bénéfice de tous,
- à la participation à des projets ou des événements communs,
- à une culture et un vocabulaire partagés et enfin,
- au rattachement à un passé et à une histoire.
L’appartenance est l’antidote de la solitude et de l’ennui.
Voilà, selon moi, les vraies et bonnes raisons, actuelles et permanentes, d’intégrer, de faire vivre, de consolider la famille UNAFORMEC et de pérenniser l’état d’esprit qui régnait à l’origine de notre Union nationale.
Discours prononcé par Marcel TOBELEM, secrétaire Général de l'UNAFORMEC lors de l'Assemblée Générale le 8 septembre 2007.
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Bibliomed 475 du 20 septembre 2007: Exacerbations de BPCO : le rôle du généraliste
Si les exacerbations sont fréquentes chez les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), la moitié ne font pas l’objet d’un recours médical, et pour les autres, le plus souvent des formes légères à modérées, les recommandations pour le traitement ambulatoire, issues surtout d’études hospitalières, sont imprécises1,2. Faudrait-il des consultations plus précoces, l’éducation des patients est-elle utile, qui traiter à domicile, avec quoi, qui hospitaliser ? Quelques études apportent des éléments de réponse…
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Journal Faxé du 17 septembre 2007: L'amniocentèse sur le sellette.
Les maternités françaises championnes du monde de ’amniocentèse ? La journaliste du Parisien insiste sur ce « record » : 15% des femmes françaises enceintes auraient aujourd’hui une amniocentèse1. L’examen n’est pas sans risque, puisque le taux de fausses couches est évalué entre 0,5 et 1%. L’augmentation du nombre d’amniocentèses est liée au dépistage de la trisomie, actuellement faite par l’échographie du 1er trimestre et la biologie du second. Comme le fait remarquer René Frydman, « compte tenu de tous les procès sur l’anténatal, si un médecin voit un résultat revenir élevé, il ne veut pas prendre de risque ». Le Parisien affirme que l’objectif des médecins est de redescendre à 5% d’amniocentèses.
Pour
lire la suite de ce numéro (accès libre) …
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FPC 2007: la liste des séminaires agréés pour l'UNAFORMEC, pour généralistes, spécialistes et généralistes et spécialistes.
Pour accéder à la liste de tous les séminaires classés par :
- date…
- thème…
- région…
- page des séminaires de FPC 2007…
Vous pourrez accéder aux dates, lieu et organisateurs des séminaires. Vous pourrez télécharger un bulletin d'inscription à adresser à l'association.
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Pourquoi et comment passer a l’insuline un patient diabétique de type 2 ?
En France la prévalence du diabète de type 2 serait de l’ordre de 2.2% soit 1 250 000 personnes en 1995 (ANAES) et de 5,2% chez les 35 à 65 ans. Par le poids de ses complications il représente un enjeu économique important avec un retentissement potentiel sur la qualité de vie considérable (cécité, amputations, AVC, dialyse …).
L’étude UKPDS nous a appris que l’évolution de la maladie se fait vers une dégradation progressive et quasi inéluctable de la sécrétion endogène d’insuline. Le passage à l’insuline deviendra donc de plus en plus utilisé pour abaisser l’hémoglobine glyquée même si l’insuline n’a pas montré sa supériorité sur le régime alimentaire, l’exercice physique et le traitement oral.
Objectif général : A l’issue de cette formation les participants doivent mieux connaître les indications de l’insulinothérapie dans le diabète de type 2 et être capables de négocier avec le patient le passage à l’insuline, prescrire de l’insuline à un diabétique et éduquer un diabétique qui reçoit pour la première fois de l’insuline.
Quatre étapes :
- Identifier les représentations des médecins et des patients sur l’insulinothérapie
- Identifier les différentes insulines et les modalités de leur prescription
- S’adapter au patient et le former
- Annoncer l’insulinothérapie et construire avec le patient son projet thérapeutique
Formation de 2 jours consécutifs pour Généralistes et Spécialistes [Endocrinologue et métabolisme] avec module de mesure d’impact
Prochaine session les 05 & 06 octobre à Noisy le Grand
Responsable : Dr Michel Nemorin – 01 48 55 91 22 - medecin.dianefra@free.fr
L’adolescent et le médecin généraliste
Les manifestations cliniques de la souffrance peuvent prendre chez l’adolescent différentes formes allant du mal être au suicide, 2° cause de mortalité des jeunes après les accidents de la route, en passant par des phases intermédiaires dont la « fugue », qui peut être interprétée comme un signal d’espaces affectifs familiaux à (re)délimiter et aux expressions somatiques des angoisses, particulièrement fréquentes chez le sujet adolescent. Les pratiques addictives chez l’adolescent surviennent de plus en plus tôt, or la précocité semble être un des éléments les plus prédictifs de la survenue d’abus ou de dépendances ultérieures. Il apparaît nécessaire que le médecin généraliste soit sensibilisé aux aspects particuliers de la santé et plus particulièrement de la santé mentale des adolescents et formé à l’écoute du sujet adolescent, dans le respect de la confidentialité et du secret professionnel.
Objectifs généraux : il s’agit pour les participants à cette formation d’identifier les aspects particuliers de la santé, plus particulièrement de la "santé mentale" des adolescents et de passer du statut de médecin de la famille à celui de médecin du sujet adolescent.
Quatre étapes
- Savoir reconnaître les sujets vulnérables
- Connaître les troubles du comportement et les pathologies les plus fréquentes chez l’adolescent.
- Savoir établir une relation de confiance au cours d’un entretien avec un adolescent.
- Connaître les différentes modalités de prise en charge par les partenaires hospitaliers et spécialistes, en situation de crise.
Formation de 2 jours consécutifs pour généralistes
Prochaine session les 05 & 06 octobre à Orléans.
Responsable : Dr Annie Descamps – 02 38 45 31 49 - nelly.dabee@wanadoo.fr
Le médecin généraliste et le dépistage organisé : pour quels cancers ?
Le dépistage des cancers est une préoccupation quotidienne du médecin généraliste, mais l’utilité d’un dépistage n’est jamais une évidence intuitive. Elle repose sur des considérations d’ordre épidémiologique incluant le rapport bénéfice / risque positif du dépistage tant pour la population que pour chacun des individus auxquels il sera proposé. La participation active des généralistes à un programme de dépistage en améliore grandement l’efficacité en améliorant l’acceptabilité des tests proposés.
Objectifs généraux : A l’issue de la formation les participants doivent être capables :
- d'améliorer leur dépistage des cancers dépistables
- de connaître les techniques utilisées et les résultats attendus
- de participer aux programmes de dépistage.
Séminaire de 2 jours consécutifs pour 24 participants.
Formation de 2 jours consécutifs pour généralistes avec module de mesure d’impact
Prochaine session les 12 & 13 octobre à Toulon.
Responsable: Dr Gaston Ginoux – 04 91 9159 90 - uremec.formation@club.fr
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