La mise en application de la charte de qualité et d’indépendance de la FMC concerne tous les modes de formation, et toutes les structures de formation.
L’évolution actuelle est dominée par un face à face syndicats médicaux-caisses d’assurance maladie. L’action syndicale est nécessaire ; elle remet le médecin au centre du dispositif ; ce choix légitime risque si l’on n’y prend garde de remplacer une politique de santé publique par une politique corporatiste. Les nécessités économiques, les contraintes des financeurs, sont des exigences légitimes ; elles risquent, si l’on n’y prend garde, de faire de l’efficience économique l’objectif premier de l’évolution du système de soins et de la FMC qui lui est rattachée. Pour éviter le dérapage de ces deux orientations légitimes et inévitables, la formation ne peut être sous la seule responsabilité des deux partenaires conventionnels que sont les syndicats médicaux et caisses d’assurance maladie (ou tout autre organisme financeur). La mise en oeuvre de la formation doit être réalisée en respectant les trois principes d’indépendance, de transparence et de pluralisme, base d’une évaluation objective de toute formation à tous ses niveaux :
l’identification des besoins doit être largement diversifiée, prenant en compte les besoins ressentis et identifiés par les praticiens concernés, mais également ceux identifiés de l’extérieur (autres modes d’exercice, usagers, organismes sociaux et de santé publique, financeurs).
la mise en oeuvre de la FMC, la décentralisation et la responsabilité des professionnels, le travail en petits groupes de pairs, ne doivent pas faire négliger la nécessaire confrontation des points de vue (autres modes d’exercice, médicaux et non médicaux), la nécessaire interdisciplinarité.
les diverses formes de FMC, qu’elles soient dites scientifiques ou conventionnelles (FPC), doivent satisfaire à ces principes, même si des objectifs spécifiques peuvent légitimement leur être assignés.
l’établissement de référentiels, les plans de soins et de prévention, doivent être réalisés selon les principes formalisés par l’ANDEM, impliquant des groupes pluridisciplinaires, assurant une diversité des points de vue et une exhaustivité des sources d’information.
les procédures de validation de la FMC sous toutes ses modalités doivent être fondées sur l’appréciation d’un groupe diversifié et indépendant de la structure de validation